Portage des devoirs à domicile : la continuité pédagogique pour tous !



En attendant la réouverture des écoles, à partir du 11 mai prochain, la Ville a mis en place, depuis le 10 avril, un service de livraison de devoirs à la maison, en lien avec les services de l’Éducation Nationale. Un dispositif particulièrement utile pour les familles dépourvues d’équipements numériques pendant le confinement.


Depuis le début du confinement, les enseignants des écoles primaires d’Épinal font cours à distance via les écrans. Mais certaines familles n’ont pas l’équipement numérique nécessaire. Aussi la Ville d’Épinal a décidé de livrer les devoirs à domicile, en collaboration étroite avec l’Éducation Nationale.

Le principe est simple : les enseignants identifient les élèves qui ont besoin de ce service, impriment les devoirs à faire ou alors les transmettent aux services de la Ville qui les éditent puis les livrent dans les familles concernées. Une dizaine d’agents municipaux sont mobilisés dans le cadre de cette opération, pour la préparation et pour la distribution.

Le dispositif présente un double intérêt sanitaire, en évitant les déplacements des familles à l’école, et pédagogique, en répondant aux besoins des enfants qui n'ont pas accès à internet ou qui ne disposent pas d'ordinateur chez eux et en maintenant le contact avec les élèves décrocheurs.

Lancé dans un premier temps sur une dizaine d’écoles dont les 4 situées en Réseau d’éducation prioritaire (REP +) sur le plateau de la Justice, le dispositif a été élargi à l’ensemble des établissements primaires spinaliens.

► Renseignements : Direction des Affaires Scolaires - 03 29 68 50 45




Trois questions à Stéphanie Michel-Aubel, directrice de l'école élémentaire Pergaud


Le confinement dure depuis de longues semaines maintenant. Comment gardez-vous le contact avec les familles ?
Pour pouvoir communiquer avec chacune d’entre elles dans le cadre de la continuité pédagogique, les enseignants s’adaptent en utilisant différents moyens : appels téléphoniques, SMS, messages via l’Espace Numérique de Travail (ENT), etc. Il est primordial de maintenir ce lien. J’ai également mis en place une sorte de cahier de liaison numérique via une application qui sert à la fois à diffuser des informations à tous les parents de l’école mais également à continuer de maintenir un peu la vie de l’école en partageant des défis, des idées d’activités et en prenant des nouvelles les uns des autres.

Votre école fait partie du Réseau d’éducation prioritaire (REP+). Dans quelle mesure la continuité pédagogique via le numérique est-elle compliquée à mettre en place ?
Les données recueillies autour de la déconnexion numérique de nos élèves sont très variables. Par déconnexion numérique on entend par exemple une famille qui utiliserait uniquement le smartphone pour que ses enfants puissent accéder à l’ENT. Même si certaines familles sont équipées d’un ordinateur, on s’est rendu compte qu’il est parfois partagé entre quatre enfants dont certains sont au lycée ou au collège et que de ce fait ils l’utilisent majoritairement. Nous avons également constaté que certains élèves rencontraient des difficultés dans la mise au travail une fois le dossier papier achevé.

Quel regard portez-vous sur le service de portage de devoirs mis en place par la Ville ?
Je porte un regard extrêmement positif sur ce dispositif. Il est peu contraignant et nous laisse beaucoup de liberté dans les supports que nous souhaitons transmettre aux élèves. Ainsi l’école maternelle voisine a choisi de préparer des jeux à glisser dans les enveloppes ainsi que du petit matériel qui serviront à la mise en place de situations pédagogiques là où les enseignants de CP ou de CE1 souhaitent par exemple que les élèves puissent lire sur un support papier. Le support papier est bien sûr complété par de nombreuses interactions avec l’enseignant. Nous remercions très sincèrement la ville pour cette initiative solidaire !