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Recherches généalogiques

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La généalogie, c’est-à-dire la recherche de sa famille au fil des siècles, connaît un tel engouement que l’on ne compte plus le nombre de personnes qui se lance dans ces recherches fastidieuses. Les Archives municipales disposent de sources diverses à consulter, sous réserve des délais de communicabilité réglementaires. Ces documents concernent uniquement la commune d’Epinal (ou celle de Saint-Laurent, commune annexe). Les deux communes ont fusionné en juillet 1964.

Sources disponibles aux Archives municipales d’Epinal

Registres d’état-civil (1853-1918)

Les registres d’état-civil pour la période 1853-1918 (mais annuellement le service de l’état-civil verse de nouveaux registres) sont classés en série E.

Les Archives Municipales d’Epinal conservent les registres d’état-civil de 1853 à 1918. Les registres antérieurs à 1853 se trouvent aux Archives Départementales des Vosges et ceux, postérieurs à 1918 au Service de l’état-civil de la Mairie.

Ces registres fournissent les actes de naissance, mariage et décès ayant eu lieu à Epinal. Ils renseignent sur la filiation, la profession et le domicile des personnes. Ils sont regroupés par deux ou trois années et sont composés des actes allant du 1er janvier au 31 décembre de chaque année ainsi que, par année, d’un récapitulatif des actes par ordre alphabétique de noms. Ainsi, même sans date exacte, on peut retrouver l’acte par le nom.

Acte de naissance

Outre les mentions administratives obligatoires, il indique le nom, les prénoms du nouveau-né, la date et l’heure de la naissance, le lieu exact de naissance (au 19ème siècle, on naissait chez soi, ce qui permet de connaître l’adresse des parents), les noms, prénoms, âges et professions des parents ainsi que des témoins venus reconnaître l’enfant.
On y trouve aussi les ‘mentions marginales’ : mariage, divorce, décès, reconnaissance… La mention du mariage devient obligatoire sur l’acte de naissance suite au décret de 1896, celle du divorce en 1897 et celle de décès en 1945.
Depuis 2006, il n’existe plus d’indication de lieu de naissance des parents sur l’acte de naissance des enfants et il n’y a plus besoin non plus de reconnaissance de la mère.

Acte de mariage

C’est sans aucun doute le plus précieux puisque, par le croisement du nom du conjoint et des noms des parents, toute homonymie devient impossible.
Il indique les noms et prénoms de chaque époux avec leur date et lieu de naissance, leur profession, leur domicile et les noms et prénoms des parents. Si ceux-ci sont décédés avant le mariage, la formule  telle que ‘feu Jean Miller’ le précise.
On y trouve aussi la situation matrimoniale des futurs époux (avec nom et prénom du conjoint précédent en cas de divorce ou de veuvage), la liste des témoins avec leurs noms et prénoms, liens de parenté. Dans les registres, les mariages sont classés par ordre alphabétique du nom de l’époux et non pas de l’épouse.

Acte de décès

Au 19ème siècle, celui-ci est souvent lacunaire mais il est censé comporter : les nom et prénoms du défunt, son métier, son adresse, son état matrimonial, la date et le lieu du décès, la mention des dates et lieu de naissance du défunt, les témoins et les informations les concernant.
Quant à l’âge du défunt, il était souvent donné fort approximativement ; il faut donc être prudent. Les femmes sont enregistrées sous leur nom de jeune fille et non d’épouse.
Depuis la loi de 2009, les actes de décès sont immédiatement communicables alors que les actes de naissance et décès ne le sont qu’au bout de 75 ans.

Tables décennales (1853-1922)

Les tables décennales pour la période 1853-1922 sont classés en série E.

Les tables décennales reprennent l’ensemble des actes d’état-civil sur une décennie, classés en trois parties (naissance, mariage, décès) et, à l’intérieur de chaque catégorie, pour chaque année, par nom de famille selon l’ordre alphabétique.

Ainsi, si l’on recherche un acte sans en connaître la date ou l’année exacte, le dépouillement des tables permet de le retrouver plus rapidement.

Les tables décennales sont communicables au bout de 75 ans.

Listes électorales (1807 à aujourd’hui) et pour Saint-Laurent (1832-1924 ; 1954-1964)

Les listes électorales de 1807 à aujourd’hui et pour Saint-Laurent(1832-1924 ; 1954-1964) sont classées en série K avant 1982 et en W après 1982.

Les listes électorales générales sont intégralement conservées. Depuis 1884, elles sont uniques et non propres à une élection. Les archives municipales possèdent les listes des électeurs à partir de 1807 jusqu’à nos jours.

Les listes électorales permettent de trouver les nom, prénom, adresse d’une personne et la nouvelle commune à laquelle l’électeur est rattaché en cas de déménagement : à partir d’octobre 2000, le nom de la nouvelle commune où l’électeur est inscrit n’est plus indiqué sur la liste électorale (directive INSEE).

Petit rappel historique : Les femmes n’ont eu le droit de vote qu’à partir de 1946.

Listes nominatives de recensement de population (1801-1982) et pour Saint-Laurent 1921-1968

Les listes nominatives de recensement de population pour la période 1801-1982 et pour Saint-Laurent 1921-1968 sont classées en série F.

Les recensements de population élargissent l’information à l’ensemble de la famille. Ils sont établis par rue ou par quartier et détaillent la composition de chaque immeuble et de chaque ménage.

Les recensements spinaliens sont particulièrement riches puisqu’ils sont établis annuellement dès 1791 jusqu’en 1883, puis de 1886 à 1936 tous les 5 ans.

Ils comportent les noms prénoms, âgé, lieu de naissance, position dans la famille (chef, mère, enfant…), et profession de chaque personne. En 1901 s’ajoute l’état professionnel (patron ou nom de l’employeur) puis en 1906, la date de naissance.

Ainsi, le recensement de population permet l’étude de la famille sur plusieurs plans. Il est à la base de l’étude de la constitution démographique de la famille ; il est le témoin de leur vie professionnelle. Enfin, il aide à déterminer certains caractères du ménage tels que la sédentarité ou l’accession à la propriété.

A partir de 1968, les recensements ne sont plus nominatifs mais deviennent statistiques.

Les dénombrements de population sont communicables au bout de 75 ans.

Documentation militaire

La documentation militaire est classée en série H et en série M pour les monuments aux morts.

Les tableaux de recensement des classes militaires, communicables au bout de 75 ans,  existent à Epinal pour la période 1811-1972 et pour Saint-Laurent pour la période 1822-1966  : ils comportent des informations non négligeables mais ne concernent que les hommes et sont limités à une période de leur vie, entre 18 et 21 ans.

Ces dossiers fournissent des renseignements sur la personne tels que nom, prénoms, surnom de guerre, description physique, date d’engagement, âge… ainsi que le niveau d’instruction, les loisirs ou les compétences particulières du militaire. Ils donnent aussi les motifs d’exemption du service.

Sont également conservés les registres des actes d’engagements volontaires (1809-1828 et 1856-1868) et les livrets matricules (1927-1938). Ces documents sont communicables au bout de 50 ans.

Il est aussi possible de trouver des renseignements dans les archives concernant les monuments aux morts : en effet, chaque érection de monument donne lieu à un recensement de noms des personnes à inscrire. On peut donc y trouver les nom, prénom, âge, nationalité, lieu de naissance et/ou de décès de la personne.

Police locale

Les documents qui concernent la police locale sont classés en J.

Pour Epinal :

  • Les registres de transports de corps (1917-1979) : communicables au bout de 100 ans
  • Les registres des inhumations (1884-1954) : communicables au bout de 100 ans
  • Les passeports (1807-1888)
  • Les registres d’inscription des passeports délivrés (1795-1843)
  • Les registres de voyageurs logés à Epinal (1821-1866)
  • Les registres des entrants (1807-1872) et des sortants (1807-1942)
  • Les registres de changement de domicile (1872-1904)

Pour Saint-Laurent,

  • Les registres des entrants (1910-1967) et des sortants (1911-1968)

Documents divers

Les Archives Municipales disposent de nombreux documents auxquels on ne pense pas toujours forcément mais qui peuvent se révéler intéressants pour des recherches généalogiques.

Ainsi sont concernés les dossiers de legs (série L), les matrices cadastrales (série G), les délibérations et procès-verbaux du Conseil Municipal (série D) ou encore les livrets d’assistance ou bons de nourriture (série Q).

Pour compléter vos recherches, il est possible de consulter d’autres sources aux Archives Départementales des Vosges, dans les Cercles Généalogiques ou sur les nombreux sites spécialisés.

Trucs et astuces en généalogie

Avant de se lancer dans la généalogie, il convient de connaître quelques petites astuces pour éviter les pièges et passer à côté d’informations essentielles.

Le piège des prénoms du 19e siècle

Les prénoms mentionnés dans les actes peuvent réserver quelques surprises au chercheur débutant. Au 19ème siècle, il est fréquent de porter un prénom différent de celui qu’a enregistré l’état-civil ou bien de conserver en prénom usuel le dernier des prénoms attribués à la naissance. De même, très souvent, de père en fils ou de mère en fille, le prénom était semblable, surtout pour l’ainé(e) de la fratrie.

L’orthographe des noms de famille

C’est en 1877 que la création du livret de famille a permis de figer l’orthographe des noms de famille. Avant, l’anarchie régnait, car nos ancêtres étaient pour la plupart illettrés. On écrivait comme on entendait.

Il ne faut pas s’arrêter à une orthographe mais rechercher par extension les noms à l’orthographe proche  (tel Laurent, Loran,Laurant,Laurans)

Vous serez très surpris des évolutions d’un patronyme : un nom de famille peut être écrit de manière différente dans le même acte. Au fil du temps, certains noms de famille ont vu leur orthographe modifié à la suite d’erreur de transcription ou de disparition d’une particule par exemple : delacroix — de la Croix—lacroix – croix.

De plus, au 18ème siècle, il était fréquent de féminiser les patronymes. Ainsi quand les ‘Blondeau’ avaient une fille, elle devenait ‘Blondelle’.

Le patronyme peut aussi évoluer suivant les générations : ainsi à un anoblissement, à l’achat d’une terre, on ajoute le nom de la terre.  Par exemple, la famille Monjaret devient Monjaret de kerjégu.

L’écriture des mois

Pour les actes et les tables décennales, les mois sont souvent numérotés en chiffres romains. Les employés raisonnaient en fonction de la racine phonétique du mois.

Exemple : 8bre vient de ‘octo’ qui signifie 8 et donc le mois d’octobre
Ainsi, on trouvera :

  • VIIbre (ou 7bre) pour septembre
  • VIIIbre (ou 8bre) pour octobre
  • IXbre (ou 9bre) pour novembre
  • Xbre (ou 10bre) pour décembre

Ces abréviations nous rappellent que l’année commençait autrefois le 1er mars.

Sigles et abréviations

Voici une liste succincte des sigles généalogiques que vous utiliserez dans vos recherches et que vous rencontrerez dans les actes :

° ou o
ö
( ° )
b
° +
P
M
p
x
x2, x3
Cm
not.
-x-
) (
t
N
?
Sg
Sx
Psse

Naissance
Né et baptisé
Naissance illégitime
Baptisé
Mort-né
Père
Mère
Parrain
Mariage
Remariages : 2e mariage…
Contrat de mariage
Notaire
Union illégitime
Divorce
Témoin
Inconnue
Douteux
Signature
Sexe
Paroisse

+
(+)
obs.
inc.
vf
vve
ttt
desc.
rel. cat.
rel. prot.
rel. ort.
rel. isr.
rel. mus.
c
!1800
av. ou <
ap ou >
/1850
1800/
ca

Décès
Inhumation
Obsèques
Incinéré
Veuf
Veuve
Testament
Descendance
Religion catholique
Religion protestante
Religion orthodoxe
Religion israélite
Religion musulmane
Cité le
Cité en 1800
Avant
Après
Avant 1850
Après 1800
Du latin circa, environ

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