Le budget primitif 2020



Chaque fin d’année, le Conseil municipal d’Epinal est appelé à voter le budget primitif de l’année suivante : le 19 décembre dernier, les conseillers municipaux spinaliens ont donc approuvé la prévision des recettes et dépenses de la commune pour 2020. Malgré la baisse de la contribution de l’État au budget des communes françaises qui est subie depuis plusieurs années, les élus ont décidé de continuer à investir pour l’attractivité de la ville et le cadre de vie des Spinaliens sans détériorer le service rendu à la population ni alourdir la fiscalité. Explications chiffrées.

Recettes de fonctionnement
Le budget primitif comptabilise tout d’abord les recettes de fonctionnement. Pour la Ville d’Épinal, le montant total sera de 52,64 millions d'euros. 

Parmi les recettes de fonctionnement, le produit fiscal, c’est-à-dire le montant perçu grâce aux impôts locaux se calcule en multipliant le taux d’imposition (décidé par la commune) par les bases locatives propres à chaque type de bien immobilier et revalorisées par la Loi de finances chaque année. Pour 2020, et pour la 27e année consécutive, la municipalité a décidé de ne pas augmenter le taux d’imposition.

Les dotations de l’État (10,16 M€), les dotations de compensations fiscales et divers impôts (3,67 M€) ainsi que les 8,48 M€ versés pas la Communauté d'agglomération d'Épinal au titre de l'attribution de compensation constituent une autre source de financement de la commune. Pour 2020, ils représenteront 22,31 millions d’euros.

Il faut aussi compter les « recettes des services », c'est-à-dire ce que la Ville facture à des tiers et aux usagers. Il s’agit par exemple des redevances versées par les entreprises à qui la Ville a délégué la gestion du réseau de chauffage urbain, de la restauration scolaire, du port ou du crématorium. En 2020, celles-ci devraient s'élever à 8,03 M€

Dépenses de fonctionnement maîtrisées
Toujours dans la partie « fonctionnement » du budget, en face des recettes figurent les dépenses ! En 2020, celles-ci sont estimées à 46 060 000 €. Parmi ces dépenses, la masse salariale dont l’augmentation globale reste contenue malgré la croissance mécanique des traitements liée à l’ancienneté des agents.
Les subventions versées par la Ville aux associations représentent 4,21 millions d’euros (8% des dépenses de fonctionnement)

Épargne brute et investissements
Le budget de fonctionnement dégage donc un « bénéfice », appelé « épargne brute », de 6 580 000 €, qui participera à financer les investissements. Ceux-ci sont budgétés pour un montant total de 11 540 000 €. 

Parmi les dépenses d’investissements, 9,17 millions d’euros sont prévus pour des travaux. Outre les projets structurants (lire en encadré), près de 4,5 millions d’euros sont fléchés sur l’entretien des bâtiments municipaux (1,3 million) comme les écoles et les gymnases, et sur la voirie (2,2 millions).

Ce dernier poste prévoit en particulier la réfection de la passerelle des Grands sables, du pont du Boudiou, de la rue Boussac à Saint-Laurent, de la rue des Soupirs, la sécurisation de la falaise de la voie Carpentier, mais aussi la sécurisation des intersections rue Viviani et rue de l’abbé Claude, ainsi que la poursuite des aménagements en faveur de l’accessibilité des bâtiments communaux et en faveur du plan vélo.

Intérêts
Avec 760 000 euros d’intérêts liés aux emprunts de la Ville en 2020, la charge financière en 2020 sera la plus faible des trente dernières années.

Budget de fonctionnement


Comment est établi le budget communal ?
Le budget d’une collectivité locale, qu’il s’agisse d’une ville, d’une communauté d’agglomération, d’un conseil départemental ou régional, doit toujours être équilibré et se décompose en deux parties : le fonctionnement et l’investissement.

Les dépenses de fonctionnement concernent principalement les charges de personnel, de fournitures diverses, et d’énergies qui sont nécessaires à la réalisation des missions de service au public, ainsi que les aides et subventions versées aux associations. S’y ajoutent les charges financières (intérêts des emprunts).

À Épinal, ces dépenses sont couvertes principalement par les impôts locaux (33%), par les dotations versées par l’État (19,3%), par une attribution de compensation de la Communauté d’agglomération (16,1%) par des subventions, en particulier celles versées par la Caisse d’allocations familiales (CAF), et par des loyers et services facturés à l’usager (centres aérés par exemple).

La différence entre les recettes et les dépenses de fonctionnement constitue l'épargne brute qui peut être investie. Elle représente la capacité d’autofinancement de la collectivité. Elle s’ajoute à d’éventuelles subventions afin de financer les investissements.

Budget d'investissement


Chiffres clés


Investissements structurants
Une enveloppe de 3,3 millions d’euros est réservée aux projets structurants engagés comme le programme Coeur de ville et le Nouveau programme de rénovation urbaine (NPRU) de Bitola-Champbeauvert (avec un million d’euros de subventions), l’aménagement des archives municipales sur le site Bragard (450 000 €), et la fin de la réhabilitation de l’école d’Ambrail (360 000 €).