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Plateau de la justice

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Le quartier de la Justice est sur les hauteurs de la ville, c’est le plus jeune quartier d’Épinal, mais aussi le plus peuplé.

Des bois, des vergers, une poignée de fermes et une ligne de chemin de fer permettant au train militaire de relier les forts de la place forte d’Épinal. Voilà le paysage, vide et austère, qui surplombe la cité des Images de l’entre-deux-guerres. En 1926, une quinzaine d’habitants sont dénombrés sur le plateau de la Justice. On est alors très loin d’imaginer qu’il en comptera 8 000 dans les années 1980. Car lorsque la Seconde Guerre mondiale laisse la ville en ruines, le maire de l’époque, André Argant, voit l’avenir de la cité se bâtir sur ses hauteurs, là où, jusqu’à la Révolution, le bourreau rendait… la justice, au bout du chemin des Patients. Vingt ans après le premier coup de pioche le9 septembre 1960, la Justice est donc devenue une ville dans la ville. Plus de mille logements construits. Avec son hôpital, sa place d’Avrinsart, son église, ses commerces, ses écoles, ses équipements sportifs, son bureau de Poste, son centre social et une vingtaine d’associations, le quartier répond à tous les besoins.

Aujourd’hui, le visage du quartier imaginé par son premier architecte a radicalement changé. La Ville a initié et accompagné cette transformation avec de nombreux projets d’ampleur, dont le Projet de Renouvellement Urbain qui a permis, entre 2007 et 2014, de renouveler une grande partie de l’habitat, avec 1 464 logements rénovés et 510 détruits et remplacés par des habitations à taille humaine et plus écologiques. La liaison piétonne vers le centre-ville ouverte en 2008 et surtout le Nouvel Hôpital d’Épinal ont également contribué à la valorisation et l’attractivité du quartier. Mais si l’image de la Justice a changé, son identité est restée la même. Cosmopolite, riche du brassage de ses cultures et du lien intergénérationnel existant entre des familles parfois installées là depuis trois, voire quatre générations. Des familles qui, une fois parties dans d’autres contrées, ont fait le choix, à leur retour sur Épinal, de revenir ici et nulle part ailleurs. C’est ça, se sentir chez soi.

Témoignages

Catherine « Je suis revenue parce que je m’y sens bien »

Elle a 7 ans quand elle emménage rue Perrault. Catherine Dey a grandi en même temps que la Justice et a tout connu de l’âge d’or du quartier. Et après 30 ans loin d’Épinal, c’est ici, et nulle part ailleurs, qu’elle a voulu réemménager. « Parce que je m’y sens bien ! J’aime la tranquillité du matin, le parc proche, les gens chaleureux et bienveillants. Et si besoin, on est en ville en 10 minutes par le bus ou la passerelle. Tout ce qu’il manque, c’est un lieu pour que les séniors se retrouvent ». La Ville l’a entendu et un tel lieu ouvrira prochainement place d’Avrinsart.

Dorothée « Un quartier où il fait bon vivre »

Arrivés rue des Épinettes en 2017, Dorothée Bernard et son conjoint ont découvert « un quartier où il fait bon vivre ». Leurs enfants de 4 et 7 ans ne diront pas le contraire, eux qui profitent à fond de ce que le quartier et leur école respective peuvent proposer : équitation, danse ou musique via les ATE, piscine Iris et centre social où « ils vont après la classe et pendant les vacances, et où de très nombreuses activités et sorties sont proposées. Notre fille bénéficie aussi de l’aide aux devoirs. Les animateurs sont gentils, très investis et bienveillants ».

Huseyn « Cette place, j’y crois »

De sa scolarité à l’école Champy puis au collège Saint-Exupéry, Huseyn garde le souvenir d’un quartier soudé. « On n’avait pas grand-chose, mais on était heureux. Et une famille qui arrivait ici trouvait tout ce dont elle avait besoin ». Dont une place d’Avrinsart florissante, autour du bar des Mésanges, lieu emblématique qui le faisait rêver étant petit, et qu’il a racheté et renommé le Carré d’As en 2009. « Ça fait 13 ans que je bataille et si tout n’est pas facile, j’y crois toujours. Cette place a besoin d’une impulsion pour revivre. Et le peuple est là ! ».

René « Le parc, je n’irais nulle part ailleurs »

Un vrai rituel. Trois fois par jour, René Grisé quitte sa résidence des Aiglons pour un tour de deux kilomètres autour du plateau de la Justice. Au cœur de la promenade, le plus souvent accompagné de ses deux chiens Guismo et Dixy, le retraité arrivé dans le quartier en 1998 s’arrête au parc des Vues. « C’est très beau et très tranquille, je n’irais nulle part ailleurs pour mes promenades. L’été, ici, on croise du monde, on discute, on joue aux boules, les enfants sont heureux de voir les chiens… Et depuis l’ancien héliport, on a le plus beau panorama de la ville ».

Louis « Le calme et le respect des gens »

« Ici, quand vous demandez si on connaît Monsieur Louis, tout le monde dit oui. Alors que je n’ai rien fait ! » Rien, pour Louis Hacquart, c’est monter de l’avenue Léon-Blum jusqu’aux jardins partagés du centre social, et y passer jusqu’à trois heures par jour, à genoux ou le dos voûté, « pour que tout soit beau et propre ». À 87 ans, l’ancien employé des chemins de fer aspire au repos. Sa science du jardin et ses conseils vont manquer, mais il ne sera jamais loin. « Je me sens bien ici. C’est calme, et les gens sont respectueux, y compris les gamins ».

La plaine de sport

« Maintenant, des enfants aux plus anciens, on peut tous se retrouver là et faire du sport, c’est ça qui est beau », se réjouit Yamine, qui espère « que les plus jeunes se rendent compte de la chance qu’ils ont ».

Prisée des habitants du quartier, la plaine de sport, entre les gymnases Perrault, Saint-Exupéry et des Provinces, a changé de visage depuis 2020. Tout a commencé avec la livraison d’un nouveau city stade, destiné à la pratique du football ou du basket.

En 2021, ce sont des agrès de « street workout » qui ont été installés au pied du château d’eau. Ce que de nombreux jeunes du quartier attendaient avec impatience. Comme Yamine, fan d’escalade, qui comptait parmi le groupe invité à plancher sur le choix des agrès, l’implantation et la configuration de la structure. « On a travaillé avec la mairie de A à Z. Avec mes potes, on aurait rêvé d’avoir une telle structure quand on était ados ».

Et les plus jeunes peuvent à leur tour profiter d’une nouvelle aire de jeux, installée fin novembre 2022 et dont le sol amortissant sera posé au printemps. La structure principale (avec toboggan, passerelles, mur d’escalade, échelle courbe) est complétée de deux jeux sur ressort et de deux agrès de fitness accessibles à tous.

Les Mésanges

L’immeuble « Les Mésanges » fait l’objet d’un projet de rénovation qui redynamisera le quartier de la place d’Avrinsart. Une partie de l’immeuble sera rénovée et modernisée, avec des logements confortables et des commerces attractifs. La Ville d’Épinal soutient cette transformation, offrant un cadre de vie agréable et vivant.

Un quartier vivant

Si la fête du quartier mi-mai et la soirée soupes du monde mi-décembre sont les deux grands temps forts de l’année du plateau, la Justice bouge toute l’année, grâce à l’investissement de ses associations, des animateurs du centre social et des médiateurs de la Ville. Comme les créneaux d’activités à la piscine Iris, dans les gymnases, ou au foyer de la place Champy qui accueille des temps d’échanges pour les femmes, des soirées pour les jeunes et ados, des ateliers d’art plastique ou encore l’aide aux devoirs …

Centre Social Denise Louis

Le Centre Social Denise Louis, assure la promotion et l’animation du Quartier, renforce les liens entre les Habitants, et propose des activités pour tous.

Centre Social Denise Louis
2 rue Henri Sellier
88000 Epinal
03 29 34 12 12

Contact du Comité d’intérêt de quartier (CIQ)

Mme Fatima BOUAQLIN
Présidente du comité d’intérêt de quartier du Plateau de la Justice
ciqjustice@gmail.com

Dernière mise à jour : 19 novembre 2025

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