Exposition Égalité et mixité : des parcours qui bousculent les idées reçues
Depuis ce lundi 21 septembre 2026 et jusqu’à la fin de la semaine, l’exposition Égalité & Mixité – Des parcours qui bousculent les idées reçues, organisée conjointement par la Ville d’Épinal et la Communauté d’agglomération d’Épinal (CAE), sera visible au sein de la galerie de l’hôtel de ville et au sein de la maison de l’Habitat et du Territoire.
Des agents sont mis en lumière à travers un portrait photo et un témoignage. L’enjeu est de montrer que les parcours professionnels et les métiers n’ont pas de genre. Cette exposition est l’occasion de valoriser la diversité des parcours, promouvoir la mixité professionnelle et rappeler que chacun est libre de choisir sa voie professionnelle indépendamment des stéréotypes.
Découvrez les six agents de la Ville qui ont acceptés de se prêter au jeu de cet exposition :
Anne-Laure – Cheffe d’équipe espaces verts

« Il n’y a pas de métier réservé aux femmes et aux hommes »
Anne-Laure est cheffe d’équipe espaces verts à la Ville d’Epinal depuis le 1er décembre 2025. Avant de rejoindre la collectivité, elle a travaillé dans différentes collectivités, notamment en Alsace et en Meurthe-et-Moselle, où elle a également dirigé un service technique.
Au cours de sa carrière, et particulièrement à ses débuts, Anne-Laure a été confrontée à de nombreux préjugés. Certains estimaient que son métier n’était « pas fait pour une femme », notamment en raison de son apparence et de son genre. Elle a également parfois eu le sentiment de ne pas être prise au sérieux ou même d’être ignorée par certains collègues masculins.
Pour elle, aucun métier ne doit être considéré comme réservé aux hommes ou aux femmes. Dès lors qu’un métier passionne ou intéresse une personne, il ne faut pas hésiter à s’engager dans cette voie. Dans les secteurs encore très masculins, elle estime néanmoins qu’il est important de savoir affirmer son caractère tout en faisant preuve de diplomatie.
Julie – Agente chargée de l’entretien et de la surveillance des gymnases / Assistante de prévention

« J’ai toujours été bien intégrée dans mes différentes missions »
Julie est gardienne de gymnase à la Ville d’Épinal. Elle assure notamment la surveillance et l’entretien des équipements sportifs ainsi que la gestion des produits d’entretien, depuis les commandes jusqu’aux livraisons. Elle exerce également les fonctions d’assistante de prévention.
Elle apprécie particulièrement la diversité de ses missions, qui lui permet de toucher à plusieurs domaines et d’apprendre régulièrement de nouvelles choses.
Au cours de son parcours, Julie n’a pas eu le sentiment d’être confrontée à des préjugés liés à son métier ou à son genre. Elle souligne au contraire avoir toujours été bien intégrée dans ses différentes missions et avoir bénéficié d’opportunités lui permettant d’évoluer et de prendre de nouvelles responsabilités.
À une personne qui hésiterait à exercer un métier en raison des stéréotypes qui lui sont associés, Julie conseillerait avant tout de ‘’choisir une carrière qui la passionne et un métier qu’elle aime’’, plutôt que de se laisser influencer par les idées reçues.
Aurélien – Agent administratif au service État civil / CNI-Passeports

« Écouter son instinct et ne pas se laisser freiner par les stéréotypes »
Aurélien travaille au sein du service CNI-Passeports de la Ville d’Épinal depuis 2020. Depuis août 2023, il exerce les fonctions d’agent référent. À ce titre, il assure notamment le lien entre l’équipe CNI-Passeports et la hiérarchie et participe à la gestion de dossiers particuliers en relation avec la Préfecture de la Moselle.
Dans son parcours professionnel, Aurélien n’a pas personnellement été confronté à des préjugés particuliers liés à son métier.
Il constate néanmoins que les métiers administratifs restent parfois associés à certaines représentations ou idées reçues. Pour lui, ces fonctions nécessitent pourtant de nombreuses compétences et impliquent de savoir conjuguer quotidiennement le respect de la réglementation avec l’écoute et le sens de l’humain.
À une personne qui hésiterait à exercer un métier parce qu’elle le pense réservé aux femmes ou aux hommes, Aurélien conseillerait « d’écouter son instinct et de ne pas se laisser freiner par les stéréotypes ».
Audrey – Plombière

« Les préjugés ne peuvent que renforcer l’envie de réussir »
Audrey exerce le métier de plombière depuis 22 ans, dont 15 années au sein de la Ville d’Épinal. Avant d’intégrer la collectivité, elle a également été militaire. Dès ses études puis tout au long de sa vie professionnelle, elle a ainsi évolué dans des environnements très majoritairement masculins.
Au début de son parcours, Audrey s’est engagée dans l’armée après avoir rencontré des difficultés pour trouver un emploi. Au cours de sa carrière, elle a parfois été confrontée non seulement à des préjugés, mais également à des comportements difficiles de la part d’hommes qui acceptaient mal qu’une femme puisse exercer le même métier et disposer des mêmes compétences qu’eux.
Elle rencontre également encore parfois de l’étonnement lorsqu’elle annonce qu’elle est plombière, preuve que certaines représentations restent bien présentes.
Audrey conseillerait pourtant sans hésiter à une femme intéressée par ce métier de se lancer. Selon elle, les préjugés peuvent même renforcer l’envie de réussir et de démontrer que ‘’les compétences professionnelles ne dépendent pas du fait d’être une femme ou un homme’’.
Maxime – Assistant socio-éducatif

« La mixité dans une équipe est une richesse au quotidien »
Maxime, 33 ans, est conseiller en économie sociale familiale de formation. Il exerce aujourd’hui les fonctions d’assistant socio-éducatif au sein du service social du CCAS d’Épinal.
Il lui arrive encore ponctuellement d’être confronté à certaines idées reçues sur son métier. C’est notamment le cas lorsqu’un usager téléphone pour demander un rendez-vous avec « une assistante sociale » et découvre que son interlocuteur sera un homme.
Ces réactions étaient plus fréquentes au début de sa carrière et sont aujourd’hui plus rares. Maxime constate que l’image du travail social évolue progressivement et devient davantage mixte, même si ces métiers restent encore majoritairement exercés par des femmes.
À une personne qui penserait que le travail social est réservé aux femmes, il répondrait que cette idée est fausse. Il s’agit avant tout d’un métier de terrain, ouvert aux femmes comme aux hommes. Selon lui, la mixité constitue une richesse et une véritable plus-value, aussi bien pour les équipes que pour les usagers.
Anaïs – Gardienne-brigadière de police municipale

« Croire en ses capacités et faire un métier qui nous plaît »
Anaïs est gardienne-brigadière de police municipale à la Ville d’Épinal. Elle exerce des missions de prévention, de surveillance et de proximité afin de contribuer au bon ordre, à la sécurité, à la tranquillité et à la salubrité publiques.
Au cours de son parcours, elle a été confrontée à plusieurs idées reçues, notamment celle selon laquelle les métiers de la police seraient davantage réservés aux hommes. Certaines personnes peuvent encore considérer qu’une femme aura plus de difficultés à s’imposer ou à gérer certaines situations.
Ces préjugés se manifestent parfois directement dans l’exercice de ses missions. Il arrive notamment que certains usagers refusent de lui répondre et préfèrent s’adresser à ses collègues masculins, allant parfois jusqu’à ignorer sa présence.
Anaïs constate également une autre idée reçue concernant la police municipale : celle selon laquelle il ne s’agirait pas d’un véritable choix professionnel, mais d’une orientation par défaut pour des personnes qui n’auraient pas pu intégrer la Police nationale ou la Gendarmerie. Elle rappelle au contraire que **la police municipale constitue un choix professionnel à part entière, avec ses propres missions, responsabilités et exigences.
Elle conseillerait à toute personne intéressée par ce métier de ne pas se laisser arrêter par les clichés. Les compétences, la motivation, le courage, le sang-froid, le sens du service public et l’envie d’aider et de protéger les citoyens sont bien plus importants que le genre.
En raison de la nature particulière de ses fonctions et afin de préserver sa discrétion dans l’exercice de ses missions, Inès n’a pas souhaité apparaître de face sur son portrait. Elle a donc fait le choix d’être photographiée de dos.