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Ville d'Epinal
Direction Générale des Services |
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Mairie d'Epinal
9, rue du Général Leclerc
EPINAL
Tél : 03.29.68.50.38
Fax : 03.29.31.49.46
Ouverture au public :
du lundi au vendredi
8h30-12h 14h-18h
Pour toute demande d'informations :
mairie@epinal.fr
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RAPPORT D'OBSERVATIONS
Commune d'EPINAL(Vosges)
(exercices 1994-2001)
1) Rapport d'observations
définitives du 24 décembre 2002
2) Réponse du maire, M. Michel HEINRICH,
par lettre du 23 janvier 2003
3) Procès-verbal par lequel le greffe de la Chambre
constate que M. Philippe SEGUIN, ancien ordonnateur de la
commune d'Epinal, n'a pas adressé la réponse
prévue par l'article L.241-11 du code des juridictions
financières dans le délai de rigueur d'un mois
fixé au 24 janvier 2003

Monsieur le Député-Maire,
Par lettre du 24 décembre 2002, je
vous ai communiqué le rapport d'observations définitives
de la chambre régionale des comptes concernant la gestion
de la commune d'Epinal, au cours des exercices 1994 à
2001.
Comme le prévoit l'article L.241-11
du code des juridictions financières, vous avez adressé
une réponse écrite à ce rapport par lettre
du 23 janvier 2003, enregistrée le 23 janvier 2003
au greffe de la chambre régionale des comptes.
Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint
le rapport d'observations accompagné des réponses
dont la chambre a été destinataire, étant
précisé, qu'en application de l'article L.241-11
du code des juridictions financières, ces réponses
engagent la seule responsabilité de leur auteur. L'ensemble
sera communiqué par vos soins à votre assemblée
délibérante, dès sa plus proche réunion.
Inscrit à son ordre du jour, il sera joint à
la convocation adressée à chacun des membres
de l'assemblée et donnera lieu à débat.
Après information de l'assemblée
délibérante, le rapport d'observations, accompagné
des réponses, devient un document communicable à
toute personne qui en fera la demande, conformément
aux dispositions de la loi du 17 juillet 1978, relative à
la communications des documents administratifs.
Je vous serais obligé de bien vouloir
me tenir informé de la date à laquelle ce rapport
sera communiqué.
Je vous prie de croire, Monsieur le Maire,
à l'expression de ma considération distinguée.
Gérard TERRIEN
Président de la chambre
M. Michel HEINRICH
Maire de la commune d'Epinal
Hôtel de ville -9 rue du Général Leclerc
88026 EPINAL CEDEX
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SOMMAIRE
Préambule
I-PRESENTATION
SOMMAIRE DE LA VILLE
II
ANALYSE FINANCIERE
II-1 Le précédent
constat
II-2 Les conditions
de l'épargne
II-2-1 Des recettes réelles de fonctionnement en légère
progression
II-2-2 Des dépenses réelles de fonctionnement
maîtrisées
II-2-3 Des charges exceptionnelles en baisse
II-2-4 Une marge d'autofinancement courant en nette amélioration
II-3 La politique
d'investissement
II-3 L'endettement
:une amélioration sensible
II-3-1 Les lignes de trésorerie
II-3-2 La structure de la dette du budget principal et les
instruments de couverture
du risque des taux
II-3-3 Les réaménagements de la dette du budget
principal
III- LE PERSONNEL
IV-
LE SERVICE D'EAU ET ASSAINISSEMENT
IV-1 Le service d'eau
IV-1-1 Les dispositions financières
du contrat de délégation du service des eaux
applicable jusqu'au 25 juillet 2000
IV-1-1-1 Un service en bonne santé
financière
IV-1-1-2 La dette
IV-1-1-3 L'exécution du service
IV-1-1-4 L'exécution des dispositions financières
IV-1-2 L'avenant n°2
du 26 juillet 2000
IV-2 L'avenant n°2 du 26 juillet 2000
IV-3 Le service de
l'assainissement
IV-3-1 Un service en bonne santé financière
IV-3-2 L'exécution du contrat de délégation
du service d'assainissement
IV-3-3 L'avenant n°2 du 26 juillet 2000
IV-4 Les opérations
d'investissement conduites au cours de la période 1996-2000
IV-4-1 Les marchés de travaux
IV-4-2 Les contrats de maîtrise d'uvre
V- L'ECLAIRAGE PUBLIC
V-1 Le constat
V-2 L'étendue
du parc et l'ampleur des travaux à réaliser
V-3 La procédure
de passation du marché
V-4 La nature du contrat
V-5 L'exécution
du marché
V-6 La procédure
applicable aux travaux réalisés au titre du
poste G3, maintien du patrimoine
V-7 Les modalités
de règlement des prestations
V-7-1 Les règlements intervenus
V-7-2 L'établissement du décompte annuel
V-8 La nécessité
d'élaborer un rapport technique
V-9 Les avenants au
contrat
V-9-1 L'avenant n°1
V-9-2 L'avenant n°2
VI-
LE MOBILIER URBAIN
VI-1 Les contrats
de mobilier urbain conclu par la ville d'Epinal avec la société
JC. DECAUX
VI-2 L'examen des
divers contrats de mobilier urbain
VII- LE STATIONNEMENT
PAYANT à EPINAL
VII-1 Les liens contractuels
entre la ville d'Epinal et la SEME
VII-2 Le contrôle
sur le fonctionnement des installations
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PREAMBULE
Conformément aux dispositions du code
des juridictions financières, le président de
la chambre régionale des comptes de Lorraine a informé
par lettre du 6 septembre 2001 le maire de la commune d'Epinal
de l'engagement de la procédure du contrôle des
comptes et de l'examen de la gestion portant sur les exercices
1994 à 1999. Cet examen de la gestion a été
actualisé, dans toute la mesure du possible, aux années
2000 et 2001.
A l'issue de ses investigations, le rapporteur
a tenu le 11 avril 2002 un entretien préalable avec
l'ordonnateur en fonctions depuis 1996.
Pour la période 1994 jusqu'au 1er
novembre 1997, l'ancien ordonnateur a demandé, par
lettre du 8 avril 2002, à l'actuel maire, qui exerçait
les fonctions d'adjoint de 1994 à 1997, de le représenter
lors de cette audition.
Lors de sa séance du 28 mai 2002,
la chambre a arrêté des observations provisoires
concernant la commune sur les sujets suivants :
- la situation financière de la collectivité
- le personnel
- les services d'eau et assainissement
- l'éclairage public
- le mobilier urbain
- le stationnement payant
Elles ont été transmises le
5 juillet 2002 à M. Michel HEINRICH, ordonnateur actuel,
et à M. Philippe SEGUIN, précédent ordonnateur.
Des extraits, pour ce qui les concerne, ont été
envoyés au préfet des Vosges, à la Société
Lyonnaise des Eaux, à la société CITELUM,
à la société DECAUX et à la Société
des Transports Automobiles des Hautes-Vosges (ainsi qu'à
Maître KREBS, en sa qualité d'administrateur
judiciaire de cette société).
M. Philippe SEGUIN a informé le président
de la chambre qu'il laissait à l'ordonnateur actuel
le soin de répondre aux observations qui sont parvenues
à la chambre le 13 septembre 2002. Ont également
apporté une réponse le préfet des Vosges,
la Société Lyonnaise des Eaux, CITELUM et la
société DECAUX.
Après avoir examiné le contenu
de ces réponses, la Chambre, dans sa séance
du 18 décembre 2002, a arrêté des observations
définitives rapportées ci-après.
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I- PRESENTATION
SOMMAIRE DE LA VILLE
Chef-lieu du département
des Vosges et métropole de la Lorraine du sud, Epinal
est une ville-centre de 38 470 habitants, placée au
cur d'une agglomération de plus de 60 000 habitants.
La commune, victime d'un déclin démographique
assez important depuis 25 ans, a vu la baisse enregistrée
au dernier recensement se ralentir et ce malgré la
fermeture d'un régiment stationné dans la ville,
consécutive à la restructuration des armées.
Entre 1990 et 1999, la population a décru d'environ
1 200 habitants (soit 0,33 % par an) ; ces chiffres sont à
comparer avec ceux des recensements précédents
où l'on enregistrait une baisse de plus de 0,5 % par
an.
La population active du bassin spinalien
s'élève à 15 702 personnes en 1999. Le
taux de chômage atteint 10 %, et se situe ainsi légèrement
au-dessus de la moyenne nationale (9,6 %) et régionale
(8,6 %).
Le tissu économique spinalien est
essentiellement constitué de petites et moyennes entreprises.
On dénombre seulement onze entreprises de plus de 100
salariés.
La ville d'Epinal joue le rôle de ville-centre.
Ce statut la conduit à assumer des charges d'équipement
et de fonctionnement de nombreux services publics qui profitent
à l'ensemble des communes limitrophes, sans que ces
dernières aient à en supporter le coût.
Cette situation est pénalisante pour la ville et ses
habitants. L'intercommunalité s'est développée
depuis quelques années essentiellement dans des structures
à vocation unique. La ville, membre de douze organismes
de coopération intercommunale, a été
en pointe dans le département avec la création
de zones intercommunales pour l'accueil d'entreprises. Ainsi,
dans le cadre de la communauté de communes d'Epinal-Golbey,
l'implantation d'une seconde machine de la société
papetière NSI a pu être réalisée
sur le site de Golbey.
Toutefois, cette intercommunalité
paraît pour l'instant inachevée puisque le projet
de communauté d'agglomération, découlant
des dispositions de la loi du 12 juillet 1999 relative au
renforcement et à la simplification, reste toujours
à l'état de projet.
La ville dispose d'atouts indéniables
qui font sa réputation aujourd'hui, et en particulier
:
· dans le domaine de l'éducation
avec les mesures innovantes en terme de rythmes scolaires,
· au plan sportif, Epinal se situe parmi les villes
les plus sportives de France,
· au plan de l'accueil grâce à l'amélioration
du cadre de vie,
· au plan touristique avec le musée de l'Image
et l'aménagement d'un port de plaisance,
· au plan culturel, la ville d'Epinal est fortement
impliquée dans l'organisation de manifestations et
de festivals.
· au plan de la politique de cohésion sociale
et selon les précisions apportées par le maire,
la ville d'Epinal s'implique tant au niveau des actions municipales
que du financement de structures spécifiques et du
monde associatif.
Enfin, la ville d'Epinal a été
retenue par le comité interministériel de la
ville pour mener une opération de renouvellement urbain
de grande envergure, estimée à 300 MF, et financée
en partenariat avec l'Etat et d'autres acteurs institutionnels.
Cette opération devrait permettre de modifier la physionomie
de la ville dans les prochaines années et en particulier
les quartiers de la Vierge et de la Justice.
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II- ANALYSE FINANCIERE
II-1 Le précédent constat
Lors du précédent examen de
la gestion, qui couvrait la période 1988-1993, la chambre
régionale des comptes dressait le constat des difficultés
financières de la ville en soulignant une nouvelle
dégradation des conditions de formation de l'épargne
:" si les dépenses de fonctionnement se situent
au-dessus des ratios nationaux, traduisant ainsi l'effort
de la ville en termes de services rendus, le niveau des recettes
reste inférieur aux ratios nationaux malgré
une forte pression fiscale.
L'évolution trop strictement parallèle de ces
dépenses et de ces recettes, combinée à
un accroissement important de l'annuité de la dette,
conduit à une marge d'autofinancement largement négative
en 1994 rendant impossible non seulement le moindre autofinancement
des investissements mais également la simple couverture
des emprunts déjà contractés.
Quant à l'endettement, l'insuffisance structurelle
d'autofinancement brut a pour effet de rendre cette dette
plus lourde pour Epinal en situant la capacité nette
de désendettement de la ville à plus de vingt
ans contre une durée généralement admise
de quinze années ".
A la suite de cette analyse antérieure,
il a paru utile à la chambre d'examiner l'évolution
de la situation financière de la collectivité
sur la période 1994-2000.
II-2 Les conditions
de formation de l'épargne
Durant la période 1996-2000, les conditions
de formation de l'épargne de gestion ont été
assez favorables, les recettes réelles de fonctionnement
évoluant en moyenne de + 7,09 %. Dans le même
temps, les dépenses réelles de fonctionnement
ont subi une baisse en moyenne de 10,14 % permettant ainsi
une nette amélioration de la marge d'autofinancement
courant.
II-2-1 Des recettes réelles de fonctionnement
en légère progression
Les recettes réelles de fonctionnement
ont évolué en moyenne de 7,09 % de 1996 à
2000, mais cette évolution n'a pas connu le même
rythme tout au long de la période. Elles ont progressé
de 12,92 % entre 1996 et 1999 grâce notamment à
des cessions d'actifs en 1998 et 1999 pour respectivement
2,88 M€ et 2,04 M€ et au reversement d'excédent
du budget annexe de la forêt sur toute la période
et du SICOVAD en 1999.
En 2000, les recettes ont subi une baisse
de 5,15 % en raison notamment de la baisse de certaines dotations
liée à la réforme de la CMU et de certains
produits du domaine.
Quant aux contributions directes, qui représentent
en 2000 44,22 % des recettes réelles de fonctionnement,
elles ont connu une progression très mesurée
de 4,58 % due au seul effet de l'augmentation des bases. La
volonté clairement affichée par l'équipe
municipale de ne pas augmenter les taux des taxes durant toute
la mandature explique cette progression modeste. Il convient
d'observer que la fiscalité spinalienne repose, pour
l'essentiel, sur les ménages, car les produits de la
taxe d'habitation, du foncier bâti et non bâti
en constitue 62 % en 2000. La baisse substantielle de la taxe
professionnelle en 1999 est une conséquence de la réforme
de la taxe professionnelle. Quant au coefficient de mobilisation
du potentiel fiscal, il s'établit à 1,28 par
rapport aux moyennes nationales, selon les analyses de la
direction générale de la comptabilité
publique.
Dans sa réponse, le maire indique
que ce coefficient a été ramené à
1,015 en 2001.
II-2-2 Des dépenses réelles de fonctionnement
maîtrisées
Dans l'ensemble, les dépenses réelles
de fonctionnement ont baissé de 10,14 % entre 1996
et 2000. Les baisses les plus significatives concernent essentiellement
des économies substantielles en 1996 et 1997 sur les
comptes 60 (achats) et 61 (services extérieurs) [-
14,7 MF (2,24 M€)] ainsi que sur le personnel, les charges
exceptionnelles et les charges financières.
Cet incontestable souci de maîtrise
des dépenses de fonctionnement n'a pas pu être
totalement satisfait au cours de l'exercice 1996. La ville
a régularisé cette année-là d'importantes
dépenses à la Société des Transports
Automobiles des Hautes-Vosges (STAHV) au titre de l'exploitation
de la desserte aéroportuaire (AEROBUS) Epinal-Mirecourt-Juvaincourt.
Le montant des sommes payées s'élève
à 1 263 356,23 F (192 597,42 €) dont 84 481,99
F (12 879,20 €) au titre de 1987, 255 366,02 F (38 930,30
€) au titre de 1988, 245 161,52 F (37 374,63 €)
au titre de 1989, 222 292,43 F (33 888,26 €) au titre
de 1990, 288 151,93 F (43 928,48 €) au titre de 1991
et de 168 082,34 F (25 623,99 €) au titre de 1992.
Une convention conclue entre la ville d'Epinal
et la Chambre de Commerce et d'Industrie en date du 25 octobre
1990, pour une durée d'un an renouvelable avec tacite
reconduction, a prévu la mise à la charge de
la ville d'Epinal du déficit d'exploitation. Dans ces
conditions, les paiements antérieurs à 1991,
non couverts par la convention, d'un montant de 807 301,96
F (123 072,39 €), ne paraissaient pas devoir être
assumés par la collectivité.
Le chapitre consacré aux subventions
a fait l'objet d'un examen attentif. Il ressort que celles-ci
font l'objet d'un contrôle rigoureux de la part des
responsables municipaux. Le montant des subventions de fonctionnement
versé aux associations est resté stable, à
hauteur de 15,4 MF (2,35 M€) jusqu'en 1999. A partir
de l'année 2000, il a atteint 18,20 MF (2,77 M€)
en raison notamment de la conclusion par la ville d'Epinal
de deux convention signées le 1er décembre 1999
:
í une convention de détachement
de personnel par laquelle huit agents municipaux ont été
affectés au service d'entretien et de surveillance
des résidences universitaires et d'un agent administratif
affecté au secrétariat. La ville s'est engagée
à verser à l'association, par le biais de subventions,
les rémunérations toutes majorées de
15 % ;
í une seconde convention prévoit, outre le détachement
du personnel, la mise à disposition gratuite des résidences
universitaires.
En dehors du secteur de l'enseignement, les
secteurs social, économique et sportif sont les principaux
bénéficiaires des subventions municipales. Le
secteur du sport bénéficie de 0,99 M€.
il convient de noter que cinq associations sportives se partagent
à elles seules 71,6 % du montant total, soit 0,71 M€.
Le maire indique dans sa réponse que
ces cinq associations évoluent à de hauts niveaux
de la compétition sportive et regroupent le plus grand
nombre de licenciés.
II-2-3 Des charges exceptionnelles
en baisse
Les charges exceptionnelles ont considérablement
diminué depuis 1996. Il convient de noter, toutefois,
que le conseil municipal a décidé par délibération
en date du 16 septembre 1999 la transformation des avances
en garantie d'emprunt en subventions pour un montant de 648
576,92 F (98 874,91 €) et dont le détail s'établit
comme suit :
· avance AS Epinal : 61 883,25 F (9
434,04 €)
· avance SAS Epinal : 175 700,08 F (26 785,30 €)
· avance Club des Sports de Glace : 410 993,59 F (62
655,57 €)
II-2-4 Une marge d'autofinancement courant en nette
amélioration
La marge d'autofinancement courant, très
largement négative en 1996 à - 71 288 272 F
(- 10 867 827,01 €), est redevenue faiblement positive
en 2000. Ce redressement très significatif, opéré
sur toute la période, est le fruit de l'effet conjugué
de l'augmentation des recettes réelles de fonctionnement,
des économies réalisées en dépenses
et de la baisse du remboursement en capital de la dette (-
42,39 %) à la suite des renégociations d'une
partie des contrats de prêts que la ville d'Epinal a
engagées en 1997, 1998 et 1999.
II-3 La politique d'investissement
Sur la période 1994-2000, la priorité
affichée par la ville a été, pour l'essentiel,
de procéder au réaménagement de sa dette
dont le poids laissait peu de marge de manuvre à
la collectivité pour mener des projets d'équipements
ambitieux. Sur la période 1996-1999, le montant moyen
de ces dépenses -hors remboursement de la dette- se
situe aux alentours de 31,4 MF (4,79 M€), ce qui représente
une dépense moyenne de 822 F (125,31 €) par habitant.
Ce n'est qu'en 2000 que le niveau d'investissement
a pu augmenter pour atteindre 74,2 MF (11,31 M€) avec
la réalisation du port et la construction du musée
de l'image.
Selon les indications apportées par
le maire, dans sa réponse, de grandes opérations
d'investissement ont toutefois été menées
:
· Agrandissement de l'office du tourisme
· Reconstruction et agrandissement de la Halle des
Sports
· ZAC du port (démolition anciens abattoirs)
· Viabilisation de la ZAC de la Roche
· Réalisation de pistes cyclables
· Mise en uvre de la Charte pour l'environnement
· Acquisition des terrains militaires
· Aménagements routiers (Rond Point Saint-Michel
et ZAC du port)
· Construction aire de pétanque couverte
· Travaux dans les écoles
· Aménagement du Parc Bitola
· Extension du centre social
II-4 L'endettement : une amélioration
sensible
L'encours de la dette a diminué de
13,31 % entre 1996 et 2000. La capacité de désendettement
se situe à nouveau dans la norme. Elle est désormais
légèrement inférieure à quinze
années alors qu'elle se situait dans le précédent
contrôle à plus de vingt ans.
II-4-1 Les lignes de trésorerie
Le précédent rapport avait
fait état d'un recours permanent à des lignes
de trésorerie qui n'avaient toutefois pas permis un
paiement régulier des fournisseurs de la ville d'Epinal.
Durant la période examinée,
la ville d'Epinal a continué de bénéficier
de ces facilités tout en maîtrisant au plus près
ses besoins de financement. En 1999, les contrats applicables
étaient au nombre de deux pour un montant de 25 MF
(3,81 M€) auprès du Crédit Lyonnais et
du Crédit Local de France DEXIA.
Les frais financiers générés
par ces lignes de trésorerie ont été
de 398 388 F (60 733,86 €) en 1999 et 548 500 F (83 618,29
€) en 2000.
Il convient de souligner que la prise en
compte par la ville d'Epinal de délais de règlements
de factures plus conformes à la réglementation
a permis de mener une démarche qualité qui a
abouti le 18 janvier 2001 à la certification ISO 9001
du service des finances. Une telle amélioration est
tout à fait conforme aux dispositions prises en la
matière par la loi sur les nouvelles régulations
économiques et le nouveau code des marchés publics.
II-4-2 La structure de la dette du budget principal
et les instruments de couverture du risque de taux
Dans le cadre de la gestion de sa dette,
la ville d'Epinal a décidé, dès 1992,
de se prémunir contre le risque de taux d'intérêt
en concluant divers contrats de couverture. C'est ainsi que
la collectivité a eu recours à deux types de
produits :
- le " SWAP ", qui permet d'échanger
un type de taux contre un autre (fixe ou variable)
- le " collar " qui permet d'assurer un taux par
un contrat de garantie du taux plafond ou du taux plancher.
Ainsi, grâce à ces instruments
financiers, la ville d'Epinal couvrait 55,33 % de l'encours
total de sa dette du budget principal dont 53,14 % de l'encours
à taux variable et 61,42 % de l'encours à taux
fixe. La charge financière nette pour la collectivité
s'est ainsi établie à 1,981 MF (0,30 M€)
en 1998 et à 2,060 MF (0,31 M€) en 1999.
Il convient toutefois de souligner que les
contrats SWAP INDOSUEZ n°157/23 et 181/05, ainsi que le
contrat SWAP BNP du 28 août 1993, ont fait l'objet de
conventions conclues entre la ville et :
- le CCAS (contrats INDOSUEZ). qui prévoit
que les capitaux couverts se partagent entre ces deux collectivités,
la ville effectuant la transaction globale et le CCAS régularisant
sa situation.
- le SIRTOM (contrat BNP). La convention du 24 mai 1993 répartit
suivant le même principe le contrat de SWAP à
hauteur de 38 % pour le SIRTOM et 62 % pour la ville.
Cette manière de procéder laisse
apparaître que la ville d'Epinal s'est comportée
à l'égard de ces deux collectivités comme
un organisme bancaire. En outre, s'agissant du contrat BNP,
les sommes dues par le SIRTOM au titre de la convention, soit
655 300,70 F (99 899,95 €) sur la période du 2
août 1993 au 1er août 1998, ont été
payées par titre émis le 31 décembre
1998. Ainsi, la ville aura fait l'avance des charges financières
sur la durée de vie du contrat.
II-4-3 Les réaménagements de la dette
du budget principal
Sur la période 1997-1999, la ville
d'Epinal a renégocié sa dette pour un montant
total de 268 865 353 F (40 988 258,83 €), soit environ
80 % de l'encours de 1999.
En 1997, la renégociation a porté
sur une somme de 164 548 851 F (25 085 310,62 €). En
1998, les remboursements par anticipation se sont élevés
à 87 470 289 F (13 334 759,60 €). En 1999, la
renégociation a porté sur une somme de 17 094
908 F (2 606 101,92 €).
Le bilan de la renégociation de la
dette a eu pour effet un allongement de la dette de quatre
ans en moyenne et une diminution de la charge financière
annuelle.
En résumé, ce réaménagement
important de la dette a concouru à la maîtrise
du coût de l'endettement qui, conjugué à
diverses mesures d'économie, a permis à la collectivité
de rétablir ses équilibres budgétaires.
Il est vrai, qu'en situation financière tendue, la
ville n'avait pas d'autres choix que d'allonger la durée
de la dette. Il en résulte que la charge budgétaire
annuelle des emprunts a été minorée mais
le coût total ne pouvait que s'accroître.
Cette renégociation s'est traduite
par un allongement de la durée de remboursement de
la dette, plus conforme selon le maire à la durée
d'amortissement des équipements ainsi financés.
II-5 Une situation
financière encore fragile
Pendant plusieurs années, la ville
d'Epinal a connu une situation financière tendue. Conscients
de ces difficultés, les élus ne disposaient
que d'une faible marge de manuvre rendue encore plus
étroite par des taux de fiscalité élevés,
et gelés depuis plusieurs années, rendant très
difficile tout accroissement du produit fiscal. La reconstitution
des équilibres budgétaires passait nécessairement
par une maîtrise rigoureuse des dépenses de fonctionnement,
une pause des investissements et surtout par le réaménagement
de la dette.
A cet égard les orientations prises
par la ville lors des débats d'orientations budgétaires
sont les suivantes :
· Poursuivre la maîtrise des effets de lourdes
contraintes par une gestion rigoureuse du personnel, par la
prise en compte des charges de fonctionnement induites par
les nouveaux équipements et par la poursuite de l'équipement
de la ville sans pour autant augmenter la fiscalité.
· Engager les actions appropriées pour augmenter
les marges de manuvre financières par la recherche
d'économies de fonctionnement, par la mobilisation
des aides extérieures pour les projets et par une gestion
active de la dette.
La chambre constate le réel assainissement
des finances de la ville intervenu au cours de la période
1996-2000.
Elle appelle toutefois la collectivité,
bien que les grands équilibres financiers aient été
restaurés en 2000, à rester attentive devant
une situation financière encore fragile.
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III-
LE PERSONNEL
Lors du contrôle précédent,
la chambre avait souligné le poids important des dépenses
de personnel dans les dépenses de fonctionnement, un
effectif de contractuels pléthorique, un encadrement
déficitaire dans l'ensemble des services municipaux,
l'absence d'une gestion prévisionnelle et une absence
de prospective sur le redéploiement, les affectations
et les départs à la retraite.
La chambre a donc souhaité analyser
les évolutions en ce domaine autour de quatre axes
:
- au plan budgétaire
- au plan quantitatif
- au plan qualitatif
- au plan de la gestion des ressources humaines
Au cours de la période 1996 à
2000, la baisse moyenne des dépenses de personnel s'est
établie à 1,79 %. Toutefois, cette baisse est
inégale puisqu'en 2000 on observe une augmentation
de 6,5 MF (0,99 M€), soit +5,75%. Cette évolution
sensible s'explique notamment par l'effet mécanique
du GVT, la hausse du point d'indice et des cotisations sociales
et l'effet de la tempête qui a eu des incidences directes
sur le budget 2000, en particulier s'agissant du règlement
des heures supplémentaires.
Il convient de noter qu'en 1999, les dépenses
de personnel représentaient 50,22% des dépenses
réelles de fonctionnement. En 2000 et à périmètre
constant, ce ratio ressort à 50,10%.
- Sur le plan quantitatif : une réduction sensible
des effectifs
Sur la période 1996 à 2000,
les effectifs ont diminué de 6,24 %, passant de 798
à 748,2, soit une perte nette de 49,2 agents en cinq
ans. Quant aux emplois de qualification CES-CEC, emplois-jeunes,
apprentis, leur effectif a subi une légère augmentation
en 1999, 144 agents contre 127 en 1999.
S'agissant du personnel contractuel, la chambre
note une diminution de plus de la moitié de l'effectif,
qui passe de 123 en 1996 à 58,9 en 2000 (soit -64,1
agents).
Cette réduction s'inscrit dans le
droit fil de la recommandation formulée à ce
sujet par la chambre dans ses observations antérieures.
Au cours de la même période, l'effectif des agents
titulaires a augmenté de 14,3, passant de 675 en 1996
à 689,3 en 2000. Il s'agit pour l'essentiel d'agents
contractuels qui ont bénéficié d'une
titularisation dans la fonction publique territoriale en raison
des dispositions applicables à la résorption
des emplois précaires.
Une évolution contrastée à l'intérieur
des services :
Sur la période, les services administratifs,
sportifs, culturels et sociaux ont vu leur effectif croître
(+37,4 agents). A l'inverse, les effectifs des services techniques
ont diminué de manière très sensible
(-85 agents).
- Sur au plan qualitatif : l'évolution, limitée,
est néanmoins sensible
En 2000, la répartition par catégories
a subi quelques évolutions qui devront être encore
affirmées au cours des prochaines années , s'agissant
notamment de l'encadrement.
Si on la compare à celle de l'année
1996, la structure du personnel communal se présentait
comme suit en 2000 :
| Catégorie A |
6,20% |
contre 4,9 % |
+ 1,3 % |
| Catégorie B |
12,90% |
contre 11,2 % |
+ 1,7 % |
| Catégorie C |
80,90% |
contre 83,9 % |
- 3 % |
Si les catégories A et B ont été
renforcées, le taux d'encadrement, qui ne représente
qu'un peu plus de 6,2 %, reste faible et inégalement
réparti dans les services.
Conscient de cette faiblesse, le maire a,
dans sa réponse, précisé qu'un programme
de formation des cadres intermédiaires a été
initialisé en 2002.
- La nécessité d'une gestion des ressources
humaines
La mise en place d'une direction des ressources
humaines au sein des services municipaux a, semble-t-il, posé
quelques difficultés. La ville s'est dotée par
redéploiement interne d'un responsable des ressources
humaines afin de mieux appréhender la problématique
du management du personnel.
La chambre note que si d'importants efforts
ont été réalisés depuis cinq ans
en terme de " déflation " des effectifs,
en particulier au niveau des contractuels, et si des mesures
de redéploiement des agents à l'intérieur
des services ont bien été opérées,
il n'en demeure pas moins qu'un pilotage précis de
l'évolution des effectifs reste encore à réaliser.
En outre, la ville est confrontée
à court terme à un double défi : la lutte
contre l'absentéisme et l'application de la réduction
du temps de travail.
Pour ce qui concerne le premier sujet, la
lecture des bilans sociaux fait apparaître un absentéisme
relativement important, estimé à 105 agents
ETP/an en 1997, soit 14,09 % de l'effectif, et à 111
agents ETP/an en 1999, soit 15,15 %, ce qui représente
un coût réel pour la collectivité. En
1999, l'absentéisme, toutes causes d'absences confondues,
correspondait en moyenne à 32,56 jours non travaillés
par agent et cette moyenne variait de manière très
inégale en fonction des services.
A cet égard, le maire signale dans
sa réponse que suite aux remarques de la chambre, le
conseil municipal a, dans sa décision du 28 juin 2002,
révisé le tableau des effectifs.
En outre, la ville a procédé
au recrutement d'une chargée de mission dans le cadre
des ressources humaines.
Enfin, s'agissant de l'absentéisme,
diverses mesures ont été prises.
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IV- LE SERVICE
D'EAU ET ASSAINISSEMENT
IV- Le service de l'eau
IV-1-1 Les dispositions financières
du contrat de délégation du service des eaux
applicable jusqu'au 25 juillet 2000
Par contrat du 9 décembre 1983, la
ville d'Epinal a confié la gestion de son service de
distribution d'eau potable à la Société
Lyonnaise des Eaux.
Afin de respecter les dispositions du décret
du 3 janvier 1989 relatif aux normes de potabilité,
il a été décidé de remplacer toutes
les dispositions du contrat initial par un avenant n°
1 des 5 et 6 avril 1990. Cet avenant, qui a prorogé
la durée de l'affermage à vingt-cinq ans à
compter du 1er avril 1990, a notamment mis à la charge
du délégataire :
* Le surcoût engendré par le
décret du 3 janvier 1989 ;
* Le remboursement des annuités des emprunts contractés
par la ville avant le 31 décembre 1989 ( article 5-2)
;
* Une ristourne révisable, versée à la
collectivité,
* Un compte fonds d'investissement destiné à
financer les travaux neufs ;
* Une redevance pour occupation du domaine public.
En contrepartie, le délégataire
a vu ses tarifs de distribution de l'eau augmenter de manière
très sensible. A titre d'illustration, le prix TTC
de l'eau et de l'assainissement (hors abonnement) pour un
mètre-cube, s'élève à 20,75 F
(3,16 €) au second semestre 2000.
IV-1-1-1 Un service en bonne santé financière
Ce service se caractérise par des
recettes de fonctionnement très largement supérieures
aux dépenses de fonctionnement lui permettant de dégager
une épargne brute confortable et une marge d'autofinancement
largement positive sur la période (1996-2000).
Or, le montant de la surtaxe communale est
passé de 0,30 F (0,05 €) HT à 0,80 F (0,12
€) à compter du deuxième semestre 1996.
S'agissant d'un service public industriel
et commercial, le service des eaux aurait dû percevoir
la ristourne contractuelle qui alimente le budget principal
de la ville. Ainsi, les recettes de fonctionnement auraient
elles dû être abondées de 1 337 328 F (203
874,34 €) en 1996, 1 495 789 F (228 031,56 €) en
1997, 1 513 245 F (230 692,71 €) en 1998 et 1 511 903
F (230 488,13 €) en 1999. Cette ristourne a été
supprimée en 2000 par l'avenant n°2 du 26 juillet
2000.
Ce manque à gagner, qui avait déjà
fait l'objet d'une mention lors du précédent
contrôle, n'a pas été sans influence sur
le budget.
En ramenant la surtaxe au tarif initial de
0,30 F (0,05 €) HT/m3 sur toute la période, la
marge d'autofinancement courant serait restée toujours
positive.
L'augmentation de la surtaxe était
donc sans doute prématurée.
IV-1-1-2 L'exécution du service
* Les moyens humains et les moyens en matériel
Les comptes-rendus des exercices de 1994
à 1999 font état de personnel travaillant à
l'agence d'Epinal. Cette agence dessert également d'autres
communes environnantes. L'effectif, constant sur la période,
est constitué de vingt-quatre ouvriers et employés,
de quatre agents de maîtrise et de deux cadres. Il permet
l'organisation d'un service d'astreinte 24h/24.
L'analyse de ces comptes-rendus est difficile
car aucune information n'apparaît sur les moyens en
personnel et en matériel directement affecté
au service des eaux. En conséquence, le contrôle
sur l'exécution même du service en terme de coût
et de rentabilité paraît peu réalisable.
* Le rendement du service et l'évolution des consommations
- un taux de rendement faible :
Le taux de rendement du service, c'est-à-dire
le rapport du volume d'eau vendu sur le volume d'eau livré
au réseau, ne cesse de décroître sur toute
la période. Il passe de 70,9 % en 1994 à 66,6
% en 1999. Il serait tombé, selon les calculs effectués
par la chambre, à 56,3 % en 1998. En revanche, le maire
estime dans sa réponse qu'il s'établit à
cette date à 64 % en s'appuyant sur les données
du délégataire.
Pour justifier ce faible rendement, le délégataire
précise que " Les pertes sont dues aux fuites
sur le réseau, mais aussi, et ce pour une part importante,
aux campagnes de purges réalisées sur le réseau,
aux utilisations d'eau à partir des poteaux incendie
et aux fuites sur le réservoir Notre-Dame de Lorette.
"
- des consommations en baisse :
Entre 1994 et 1999, on ne peut qu'enregistrer
une baisse constante des volumes d'eau vendus (-8,22 %). Ces
baisses affectent notamment les particuliers et les services
municipaux et ce malgré une augmentation des abonnés,
8 268 en 1994, 8 605 en 1999, soit + 4,07 %.
Cette situation a pour corollaire une stagnation
des produits qui se situent aux alentours de 12 MF (1,83 M€),
sous l'unique effet des variations contractuelles des prix.
IV-1-1-3 L'exécution des dispositions financières
Outre les augmentations par paliers, prévues
par l'article 32 de l'avenant n°1, l'application de la
formule de révision a conduit à une hausse des
tarifs de l'eau et de l'abonnement de 12,41 % entre 1990 et
1999.
De plus, en raison de la baisse constante
des consommations, on constate une baisse corrélative
des produits de la surtaxe.
S'agissant enfin du transfert au fermier
du droit à déduction de la TVA des investissements
concernant la délégation et financés
par la collectivité, il est prévu que les sommes
en cause, qui doivent faire l'objet d'une attestation de la
ville, sont encaissées par le délégataire
et reversées au propriétaire avant la fin du
troisième mois suivant celui du reversement. Des pénalités
sont prévues en cas de non respect de cette disposition.
La chambre note que cette clause contractuelle
ne fait l'objet d'aucun contrôle de la part de la collectivité.
En conclusion, l'examen de l'exécution du service laisse
apparaître :
· une absence de détails des
charges imputées au service depuis 1995 favorisée
par des dispositions contractuelles peu précises ;
· des comptes-rendus imprécis
(fragilité des moyens de l'agence d'Epinal et de ceux
mis en uvre dans le cadre de la délégation)
;
· l'absence de clause contractuelle
concernant l'établissement de plans prévisionnels
d'exploitation se rattachant au contrat et avenant qui auraient
permis non seulement de suivre l'évolution du contrat
mais auraient été utiles dans la négociation
de l'avenant n°2 ;
· une baisse constante des consommations
et une stagnation des produits, malgré l'application
du coefficient de révision (12,99 MF en 1994 ; 12,42
MF en 1999) ;
· un taux de rendement du service
en diminution depuis 1994 ;
· une augmentation de la surtaxe sans
doute prématurée.
IV-1-2 L'avenant n°2 du 26 juillet
2000
L'avenant n°2 a essentiellement eu pour
objet une remise à jour du contrat en actualisant certaines
dispositions techniques et financières et en l'adaptant
aux nouvelles dispositions réglementaires (cf. problèmes
liés au plomb - directive européenne CEE 98-83
du 3 novembre 1998) intervenus depuis sa signature. Cet avenant
prévoyait notamment trois types de prescription :
- la modification de certaines clauses financières
du contrat, sans pour autant modifier les tarifs de l'eau
Le fonds d'investissement à la date
de l'avenant ainsi que la ristourne (à compter du 1er
janvier 2002) ont été remplacés par un
fonds de renouvellement crédité d'une somme
annuelle de 615 000 F HT (93 756,15 €) et une redevance
d'occupation du domaine public de 3,77 F HT (0,57 €),
valeur au 1er avril 2000 assise sur la longueur de canalisation
et de branchement pour une assiette de 279 km, soit un montant
total de 1 043 168 F (159 030 €).
- l'élaboration de l'étude diagnostic de l'eau
L'article 5 de l'avenant n°2 précise
que le délégataire s'engage à financer
la part non subventionnée de l'étude diagnostique
du réseau intégrant la question du plomb liée
à la directive européenne 98-83 Cour Européenne
du 3 novembre 1998. Cette étude, qui aurait dû
être réalisée au plus tard le 1er janvier
2002 a, selon les réponses du maire, été
lancée par délibération du conseil municipal
le 28 juin 2002.
- Les conditions de révision du prix de l'eau et
de son indexation
L'article 8 de l'avenant prévoyait
une révision du prix de l'eau en fonction de seuils
plancher et plafond de consommation.
Or, à la lecture des différents
rapports établis sur la délégation, il
s'avère que la consommation n'a même pas atteint
le seuil plancher de 1995 à 2000 fixé (2 300
000 m3), pour une consommation de 2 054 000 m3 en 2000.
Ainsi, en fixant un seuil plancher trop élevé,
les responsables semblent avoir mal apprécié
les tendances de consommation et cette erreur d'appréciation
risque, si elle venait à se confirmer en 2001, de faire
jouer la clause de révision de prix.
- Un avenant n°2 comportant des lacunes
L'article 12 de l'avenant abrogeant les dispositions
de l'article 82 de l'avenant n°1 a prévu notamment
(
) la perception de recettes en application de l'article
16 dudit avenant. Or cet article n'existe pas dans l'avenant
n°2.
Selon les précisions obtenues au cours
de l'instruction, il s'agit d'une erreur matérielle
et la référence serait l'article 7 de l'avenant
n°2 (redevance pour occupation du domaine public).
La chambre note que si cette interprétation
paraît cohérente pour les charges de gestion,
en revanche, elle ne l'est pas pour les produits. En effet,
cette nouvelle lecture exclurait les produits d'exploitation
perçus sur les usagers, ce qui représente l'essentiel
des produits de l'exploitation, rendant ainsi tout contrôle
de la délégation impossible.
A cet égard, le maire a précisé
que, suite aux observations de la chambre, un avenant n°4
correctif a été approuvé par le conseil
municipal le 28 juin 2002.
- Le compte de résultat économique prévisionnel
de l'avenant n°2
Le fonds contractuel est doté d'un
montant de 682 330 F (104 020,54 €) de 2000 à
2004. Le montant total des travaux imputés à
ce compte au moment de la suppression du fonds d'investissement
était de 5 763 030,24 F (878 568,30 €). Entre
2000 et 2014, c'est une somme de 10 234 500 F (1 560 239,47
€) qui devrait être imputée à l'exploitation
sachant que la lecture des comptes-rendus financiers ne permet
pas d'établir les sommes imputées sur la période
antérieure.
Pour ce qui concerne les annuités
d'emprunt, la mise à la charge du délégataire
du remboursement des annuités d'emprunt s'élève
à 15 023 252,31 F (2 290 280,05 €) entre 1990
et 2007, année d'extinction de cette dette. Entre 2000
et 2014, le montant annuel de 1,102 MF (0,17 M€) a été
porté au compte d'exploitation, soit un total de 16,53
MF (2,52 M€). De la même manière, les sommes
imputées sur la période antérieure n'ont
pas été établies.
IV-3 Le service de l'assainissement
La gestion du service de l'assainissement
de la ville d'Epinal a été confiée à
la société Lyonnaise des Eaux par contrat des
5 et 6 avril 1990. La durée de la délégation
a été fixée à 25 ans. La convention
a prévu que le délégataire aurait à
sa charge :
- un compte fonds d'investissement destiné
à financer les travaux neufs pour, d'une part, un montant
de 7,60 MF (1,16 M€) à verser suivant un échéancier
de trois ans et une redevance annuelle de 300 000 F (45 734,71
€) majorée en 1990 de 200 000 F (30 489,80 €)
d'autre part ;
- les curages du réseau la première année
pour un montant maximum de 200 000 F (30 489,80 €) ;
- le remboursement des annuités des emprunts contractés
par la ville avant le 31 décembre 1989 ;
- une ristourne révisable comportant une partie forfaitaire
658 000 F (100 311,45 €) en 1997 et une deuxième
partie forfaitaire de 1,6 MF (0,24 M€) ;
- une redevance d'occupation du domaine public non révisable
de 5 MF (0,76 M€) en dix échéances fixes
de 500 000 F (76 224,51 €).
En contrepartie, le délégataire
perçoit une redevance d'assainissement perçue,
d'une part, au titre des eaux usées auprès des
usagers semestriellement sans condition de diamètre
des compteurs, et, d'autre part, au titre des eaux pluviales
200 000 F (30 489,80 €) par trimestre. Un avenant n°1
du 2 novembre 1992 est intervenu à la demande de la
collectivité qui modifie les charges du fermier sur
deux points :
· en termes de gestion, le délégataire
se voit confier l'exploitation des nouveaux ouvrages (cinq
bassins d'orage et de pollution, trois poste de relèvement)
· s'agissant de l'aspect financier, le fonds d'investissement
est doté d'une somme complémentaire de 12,5
MF (1,91 M€), étant entendu que les 5,6 MF (0,85
M€) déjà versés par le délégataire
restent acquis.
De même, les attributions annuelles
au fonds d'investissement et à hauteur de 200 000 F
(30 489,80 €) sont supprimées. La ristourne diminue
sur la durée résiduelle du contrat. Quant aux
redevances d'assainissement dues par les abonnés, comprenant
une partie fixe suivant le diamètre des compteurs et
une partie proportionnelle, elles connaissent un échéancier
d'augmentation, hors application de la formule de révision,
plus favorable pour le délégataire.
Lors du précédent examen de
la gestion, la chambre avait relevé le transfert anormal
de charges telles que le fonds d'investissement, les annuités
d'emprunt et la ristourne, relevant de la collectivité
vers son fermier et les usagers du service. En outre, elle
avait attiré l'attention de l'ordonnateur sur l'encaissement
de la ristourne par le budget principal aux lieu et place
du budget annexe concerné. Ces faiblesses, aujourd'hui
disparues, ont perduré sur toute la période
1994-1999.
IV-3-1 Un service en bonne santé financière
· les recettes de fonctionnement
La structure des recettes est quasiment identique
à celle du budget de l'eau. La surtaxe est passé
de 0,50 F (0,08 €) par mètre-cube à 1,20
F (0,18 €) à compter du deuxième semestre
1996. De même, ce budget aurait dû percevoir chaque
année la ristourne contractuelle. Pour la seule année
1999, ce manque à gagner s'élève à
1 166 226 F (177 790,01 €). La ristourne contractuelle
a été supprimée par l'avenant n°2
du 26 juillet 2000.
· les dépenses de fonctionnement
Elles sont principalement constituées
des charges de personnel et des charges d'intérêt
de la dette. Le service dégage une épargne brute
confortable et une marge d'autofinancement courant positive
sur la période 1996-2000, sauf en 1998 du fait du remboursement
d'un prêt de 3 MF (0,46 M€) en capital et de 0,141
MF (0,02 M€) en intérêts.
IV-3-2 L'exécution du contrat de délégation
du service d'assainissement
Si le service est chargé de la collecte
des eaux usées, la quasi-totalité des effluents
est traitée par le syndicat intercommunal d'assainissement
d'Epinal-Chantraine-Golbey.
* les moyens humains et les moyens en matériel
S'agissant des moyens en hommes et en matériel,
la même observation que celle faite pour le service
des eaux peut être formulée, aucune précision
n'étant apportée par le délégataire.
* Le rendement du service et l'évolution
des consommations
La baisse du nombre de mètres-cubes
est à mettre en corrélation avec la baisse des
volumes d'eau vendus.
Toutefois, les produits perçus malgré
la baisse des volumes traités sont en augmentation
sensible sous l'effet de l'application de la formule contractuelle
de révision des tarifs (+12,71 % entre 1990 et 1999)
mais également du fait des augmentations contractuelles
par pallier (le prix du mètre-cube en valeur base contrat
est passé de 2,97 F en 1994 à 3,99 F à
partir de 1997).
* l'exécution des dispositions financières
S'agissant du reversement de la TVA, l'observation
faite par la chambre pour le service de l'eau peut aussi être
appliquée pour l'assainissement.
D'une manière générale,
la chambre relève plusieurs faiblesses à l'examen
de l'exécution du contrat, de même nature que
celles observées pour le service de l'eau, à
savoir :
· une absence de détail des
charges imputées au service depuis 1995 favorisée
par des dispositions contractuelles peu précises,
· des comptes-rendus imprécis (confusion des
moyens de l'agence d'Epinal et de ceux mis en uvre dans
le cadre de la délégation),
· une absence de clause contractuelle concernant l'établissement
de plans prévisionnels d'exploitation se rattachant
aux contrat et avenant qui auraient permis non seulement de
service l'évolution du contrat mais auraient été
utiles lors de la négociation de l'avenant n°2.
IV-3-3 L'avenant n°2 du 26 juillet 2000
L'objet de cet avenant présente les
mêmes caractéristiques et est rédigé
selon les mêmes termes que l'avenant n°2 du service
des eaux.
· Les principales clauses de l'avenant
n°2
* les clauses financières
L'avenant n°2 du 26 juillet 2000 a modifié
les clauses financières du contrat en ce qui concerne
les charges du délégataire mais les tarifs demeurent
inchangés.
Il a supprimé le fonds d'investissement
à la date d'entrée en vigueur de l'avenant et
la ristourne à compter du 1er janvier 2001 mais a établi
une redevance d'occupation du domaine public à compter
de l'exercice 2001, au tarif de 6,20 F (0,95 €) par mètre
linéaire de canalisation, valeur au 1er avril 2001,
pour une assiette de 166 km de canalisation et de branchement.
* le nouveau régime des travaux
Les articles 4 à 7 et 13 de l'avenant
n°2 ont modifié le régime des travaux. De
la même façon que pour l'avenant du service des
eaux, celui-ci fait état d'un article qui n'existe
pas. En effet, l'article 5 de l'avenant précise que
" Les travaux rentrant dans la catégorie des travaux
d'entretien et de réparations courantes sont définis
à l'article 21 ci-après, du présent avenant.
". Or, il n'existe pas d'article 21, la définition
des travaux d'entretien mis à la charge du délégataire
n'apparaît donc pas dans l'avenant.
A cet égard, le maire a précisé
que, suite aux observations de la chambre, un avenant n°4
correctif a été approuvé par le conseil
municipal le 28 juin 2002.
· Le compte de résultat économique
prévisionnel de l'avenant n°2
* le fonds contractuel
Cette ligne a été valorisée
d'un montant annuel de 1 585 220 F (241 665,23 €) de
2000 à 2014 : il s'agit de l'amortissement du fonds
d'investissement. Sur la période 2000 à 2014,
c'est une somme de 23 778 300 F (3 624 978,47 €) qui
devrait ainsi être imputée à l'exploitation
du service d'assainissement. Comme pour le service des eaux,
les comptes-rendus ne permettent pas d'établir les
montants imputés sur la période précédente.
* les annuités d'emprunt
Cette ligne a été valorisée
d'un montant annuel de 2 623 000 F (399 873,77 €) de
2000 à 2014, soit un total de 39 345 000 F (5 998 106,58
€) sur la durée résiduelle du contrat.
Or, la mise à la charge du délégataire
au titre des remboursements d'emprunt entre 1990 et 2010,
date d'extinction de la dette, est de 42 059 370,46 F (6 411
909,69 €). Comme pour le fonds d'investissements, les
sommes imputées à l'exploitation entre 1990
et 1999 n'apparaissent pas aux comptes-rendus financiers.
En conclusion générale sur les deux services
délégués, la chambre relève les
éléments ci-après ;
Avant l'intervention des avenants n°2,
et pour ce qui concerne le régime des travaux réalisés
exclusivement par le fermier et prévus à l'article
74 du cahier des charges du service assainissement et à
l'article 76 du service des eaux, les dispositions contractuelles
ont permis de les attribuer sur simples mémoires au-delà
du seuil des marchés publics.
Sur la période 1996 à 1999,
la collectivité aura payé sur simples factures
les sommes de 1 811 265 F (276 125,57 €) au titre de
l'assainissement et de 1 906 825 F (290 693,60 €) au
titre de l'eau, soit des sommes en moyenne annuelle excédant
le seuil des marchés publics.
Les avenants auraient dû permettre
d'éclaircir les relations contractuelles entre la ville
d'Epinal et son délégataire, notamment en termes
de contrôle d'exécution des services. Or, force
est de constater que les comptes-rendus du délégataire
de l'année 2000 sont loin de répondre aux exigences
des avenants n°2. En effet, le détail des produits
et des charges n'apparaît comme il était prévu
à l'article 16 pour l'assainissement et l'article 12
pour l'eau.
Les sommes imputées à l'exploitation
du service des eaux et du service d'assainissement au titre
du fonds d'investissement et des annuités d'emprunt
n'ont pu être clairement établies de 1990 à
1999. Cette absence de précisions laisse apparaître
une connaissance insuffisante de la collectivité sur
l'exécution notamment financière de ses contrats
de délégation sur cette période.
Les incohérences relevées dans
la rédaction des avenants ultérieurs mériteraient
également des éclaircissements dans la mesure
où elles concernent :
- la teneur des comptes-rendus financiers
du délégataire, s'agissant du service des eaux
;
- le régime des travaux à la charge du délégataire,
s'agissant du service de l'assainissement.
Enfin, si les avenants ont supprimé
le fonds d'investissement et la ristourne, il convient d'observer
que :
q Les fonds d'investissement ont été utilisés
à hauteur de 96,05 % pour l'eau et à hauteur
de 95,46 % pour l'assainissement. Leur suppression est donc
de quasi pure forme.
q Les ristournes contractuelles fixées initialement
à 1 033 000 F (157 479,83 €) pour l'assainissement
et à 1 342 827,20 F (204 712,69 €) pour l'eau
(en valeur de base du contrat) ont été remplacées
par une redevance d'occupation du domaine public dont les
montants en valeur de base du contrat peuvent être évalués
respectivement 913 000 F (139 185,95 €) et à 920
700 F (140 359,81 €).
q S'agissant du service des eaux, il a été mis
à la charge du délégataire un fonds de
renouvellement d'un montant annuel en valeur de base du contrat
de 615 000 F (93 756,15 €).
IV-4 Les opérations d'investissement conduites au
cours de la période 1996 à 2000
IV-4-1 Les marchés de travaux
Les marchés de travaux des services
d'eau et d'assainissement ont fait l'objet d'un contrôle
exhaustif sur la période de 1996 à 2000. Le
montant total des travaux d'investissement effectués
au cours des années 1999 et 2000 s'élève
respectivement à 11 379 964 F (1 734 864,33 €)
et 7 062 304 F (1 076 641,30 €) pour l'assainissement
et à 2 708 787 F (412 951,92 €) et 3 907 117 F
(595 636,15 €) pour le service de l'eau. Qu'il s'agisse
des procédures de mise en concurrence ou des règles
d'exécution des contrats, la chambre note qu'elles
ont été dans l'ensemble respectées.
IV-4-2 Les contrats de maîtrise d'uvre
En revanche, s'agissant de la maîtrise
d'uvre, la chambre observe qu'en l'absence de clauses
pénalisant la surestimation du coût prévisionnel
des travaux, ces derniers étaient quasiment systématiquement
surévalués.
En outre, les contrats de maîtrise
d'uvre conclus avec la Société Lyonnaise
des Eaux appellent les remarques suivantes :
- Les engagements sur le coût prévisionnel
des travaux et sur le coût résultant des contrats
de travaux sont assortis de taux de tolérance égaux
à 15 %. Ces taux sont supérieurs à ceux
généralement pratiqués (article 5 du
CCAP) ;
- Les clauses contractuelles d'ajustement des honoraires en
cas de non-respect des engagements sont imprécises
dans la mesure où elles ont fait l'objet de deux formulations
différentes sans que celle retenue soit clairement
établie au contrat (article 6.2.1 du CCAP).
- Une clause d'intéressement a été introduite
à l'article 6.2.2. du CCAP qui prévoit une augmentation
du forfait de rémunération si le coût
prévisionnel de réalisation, soit la somme du
coût prévisionnel des travaux et du forfait de
rémunération, est inférieur à
la réalisation (somme du coût des travaux et
du forfait de rémunération).
Cette stipulation, ajoutée à
l'absence de pénalisation en cas de surestimation,
a eu pour conséquence d'inciter le maître d'uvre
à surévaluer le coût prévisionnel.
A titre d'exemples, la Société Lyonnaise des
Eaux a été maître d'uvre des travaux
sur réseaux d'eau du Parc du Moulin et Razimont (marché
de travaux 98007) et des travaux sur réseaux d'assainissement
de la Tranchée de Docelles (marchés de travaux
99031 et 99032). Les rapports entre les offres des entreprises
et les estimations du maître d'uvre dont les compétences
sont reconnues s'établissent respectivement à
- 24,86 % et -14,93 %.
La chambre prend note de la volonté
de la ville de veiller, à l'avenir, à l'application
de taux de tolérance plus faibles.
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V-
L'ECLAIRAGE PUBLIC
V-1 Le constat
En 1998, la ville d'Epinal a décidé
de réaliser un audit technique sur l'exploitation,
le coût et le rendement du service d'éclairage
public de la commune. Les résultats de cet audit ont
abouti à un triple constat :
1- un coût d'exploitation en fonctionnement
et en investissement de 4,8 MF/an (0,73 M€) ;
2- un coût de gestion de maintenance
des équipements et de consommation trop élevé
;
3- des équipements d'éclairage
public vétustes et peu performants.
Dans un contexte budgétaire tendu,
l'importance des surcoûts que cela aurait engendré
ne permettait pas à la ville de réaliser les
travaux d'investissement nécessaires au renouvellement
régulier de son parc. La ville s'est donc trouvée
confrontée à une triple nécessité
:
í réaliser des travaux de rénovation
à très court terme estimés au minimum
à 6 MF (0,91 M€) ;
í affecter une enveloppe moyenne annuelle de 1 MF (0,15
M€) pour des travaux réguliers de renouvellement
;
í augmenter les coûts de maintenance sachant
que l'effectif actuel de l'équipe éclairage
public ne permettait plus d'assurer ce service dans des conditions
conformes aux exigences prévues par la réglementation.
Dans cette hypothèse, le coût annuel global du
service aurait été de l'ordre de 7,6 MF/an (1,16
M€).
Face à ce constat, la ville d'Epinal
a décidé de confier la gestion et la rénovation
de l'éclairage public à une entreprise privée,
décision formalisée par délibération
du conseil municipal du 27 novembre 1998.
V-2 L'étendue du parc et l'ampleur des travaux à
réaliser
Le marché devait porter sur l'ensemble
des installations d'éclairage public, y compris l'illumination
des bâtiments mais également la signalisation
tricolore.
S'agissant des travaux de rénovation,
il était prévu un montant de 8 MF (1,22 M€)
à réaliser sur 24 mois qui est décomposé
comme suit :
- 4,5 MF (0,69 M€) de travaux de rénovation
des équipements présents dans les quartiers
du plateau de la Justice, de la Vierge, du Champ du Pin et
Epinal Ouest ;
- 2,5 MF (0,38 M€) consacrés à la réalisation
d'un plan lumière dans le centre-ville.
- 1 MF (0,15 M€) consacrés à la mise en
conformité des carrefours à feux (câblage
et système de commande).
L'objectif affiché par la ville d'Epinal
était explicite : il s'agissait d'allouer au futur
exploitant une enveloppe annuelle équivalente au budget
constaté, soit 4,8 MF (0,73 M€) en 1998. Ce montant
devait être la valeur de base du contrat. A partir de
cette enveloppe, l'exploitant devrait assurer non seulement
le fonctionnement régulier des équipements,
mais également la réalisation en début
de contrat des travaux de rénovation d'un coût
total estimé à 8 MF (1,22 M€).
V-3 La procédure de passation du marché
S'appuyant sur la délibération
du 27 novembre 1998 précitée, la ville d'Epinal
a conclu un marché le 1er juin 1999 avec le groupement
d'entreprises CITELUM-ELYO-Nord-Est-SEDL Prisme, à
la suite d'une consultation au niveau européen. Cinq
entreprises ont déposé une offre, quatre ont
été examinées. L'offre CITELUM a été
considérée comme la " mieux-disante "
au regard des critères fixés dans le règlement
de la consultation mais arrivant en troisième position
au niveau du coût annuel [avec une différence
de 228 105,72 F (34 774,49 €) comparée à
l'offre moins-disante]. La procédure de mise en concurrence
a été respectée et le choix porté
sur le groupement CITELUM ne suscite pas d'observations particulières.
V-4 La nature du contrat
L'article 2 de l'acte d'engagement précise
que ce marché prend la forme d'un marché d'entreprise
et de travaux publics (METP).
Dans le cadre de ce marché, le groupement
d'entreprises CITELUM s'est engagé à financer
de travaux de modernisation du réseau à hauteur
de 9 381 563,30 F (1 430 210,11 €) à réaliser
sur vingt-quatre mois. Le préfinancement des travaux
effectués par la société devrait être
remboursé par la ville sur une durée de douze
ans par le biais d'une annuité non révisable
de 1 035 297,41 F (157 830,07 €).
A l'échéance des douze ans,
la rémunération versée par la ville d'Epinal
à la société CITELUM devrait donc s'élever
à 12 423 568,91 F (1 893 960,87 €) décomposée
comme suit,
9 098 829,79 F (1 387 107,66 €) en capital
3 324 739,12 F (506 853,21 €) en intérêts.
Le tableau d'amortissement joint à
l'acte d'engagement a fait apparaître un taux de rémunération
de 5,60 %, taux qui peut être considéré
comme conforme au taux généralement pratiqué
sur le marché bancaire à la même époque.
Toutefois, s'agissant d'un prêt "
externalisé " par la ville d'Epinal, la collectivité
aurait dû néanmoins en tenir compte dans son
budget pour le calcul de son encours et imputer la totalité
de cet emprunt au compte 1675 " Dettes pour METP "
; cette procédure comptable a été occultée.
Par ailleurs, le fait de faire préfinancer
par l'entreprise d'importants travaux à réaliser
sur une courte période (24 mois) équivaut à
une clause de paiement différé, ce qui est paraît
contraire aux dispositions prévues à l'article
350 de l'ancien code des marchés publics. Cet article
interdisait l'insertion de toute clause de paiement différé
dans un marché sauf à ce qu' " un arrêté
interministériel l'autorise au cas par cas à
titre tout à fait exceptionnel et transitoire ",
ce qui n'est pas le cas en l'espèce.
* requalification du contrat
Afin de lever toutes difficultés liées
à l'application de l'article 186 bis du code des marchés
publics, le groupement d'entreprises CITELUM (mandataire)/ELYO
(contractant) a accepté de requalifier le groupement
en adjoignant l'entreprise SDEL en qualité de cotraitant
au lieu de sous-traitant.
Cette requalification a eu pour effet de
réduire de 113 036 F (17 232,23 €) HT les dépenses
de maintenance préventive (G2) ainsi que de minorer
le coefficient applicable au bordereau de prix G3 " maintien
du patrimoine " qui passe de 1,68 à 1,16.
Cette mise au point du marché est
intervenue le 12 avril 1999, soit un mois après la
réunion de la commission d'appel d'offres.
* En ce qui concerne le poste G1 " fourniture d'énergie
électrique "
L'article 3-9 du CCTP prévoit que
" le gestionnaire en tant qu'abonné (
) négocie
avec le distributeur les conditions de fournitures d'énergie
(
) ".
De cette disposition du CCTP, il ressort
que l'entrepreneur assure la gestion de l'approvisionnement
énergétique et, à ce titre, se substitue
au maître d'ouvrage pour la négociation et la
signature des contrats à son nom. La procédure
qui est ainsi prévue présente un caractère
inhabituel dans la mesure où il s'agit du règlement
d'une dépense publique au titre d'installation appartenant
à la collectivité publique. Dès lors,
on ne peut que s'étonner que la collectivité
ne règle pas directement l'entreprise publique.
La chambre s'interroge également sur
la conformité de ce dispositif avec l'article 3 du
décret du 29 décembre 1962 portant règlement
général sur la comptabilité publique
qui dispose que " les opérations financières
et comptables résultant de l'exécution des budgets
des organismes publics incombent aux ordonnateurs et aux comptables
publics ".
Le maire fait observer que cette disposition
permet à la ville d'Epinal de ne payer que les consommations
contractuellement prévues. Toute consommation supplémentaire
est mise à la charge du prestataire. Dans le cas où
la collectivité aurait réglé directement
ses consommations, cette clause n'aurait pas pu être
mise en place.
V-5 L'exécution du marché
* Présentation du patrimoine "
éclairage public " de la ville d'Epinal
- La communication d'un inventaire par la
collectivité
L'article 6-1 du CCAP prévoyait que
dès réception et signature de l'ordre de service
en début de contrat, la collectivité remettrait
au gestionnaire l'ensemble des installations existantes ainsi
que l'ensemble des plans, documents et notices en possession
et relatifs aux installations existantes.
Or, l'inventaire quantitatif et qualitatif
des installations existantes, tel qu'il apparaît en
annexe 9 du dossier de consultation, se résumait à
une simple page sur laquelle figurait un inventaire très
sommaire des installations d'éclairage public et de
signalisation lumineuse tricolore (nombre de points lumineux
, nombre de candélabres, poteaux, armoires de commande,
nombre de carrefours et de feux routiers, etc
). Il n'était
fait par ailleurs aucune mention sur l'état de vétusté
des installations. Aucun plan, ni document, ni notice relatif
aux installations n'était produit par la collectivité.
Une mention figurant en bas du document précisait que
" cet inventaire est donné à titre indicatif,
le gestionnaire vérifiera sur le site le nombre et
l'état du matériel pour établir son offre
et le programme de rénovation en découlant ".
Or, l'article 272 du code des marchés
publics précise " que les prestations qui font
l'objet des marchés doivent être déterminées
dans leur consistance et leurs spécifications avant
tout appel à la concurrence ". L'inventaire figurant
au dossier de consultation semble avoir méconnu ces
dispositions. La chambre relève qu'eu égard
à l'importance de ces équipements l'inventaire
fourni par la ville, pièce essentielle du contrat,
n'aurait pas dû avoir un caractère aussi succinct.
Elle s'interroge de ce fait sur la manière
dont a été effectuée l'évaluation
des besoins constituant la valeur de référence
du marché et fixée à 4,8 MF TTC (0,73
M€).
Toutefois, le maire précise dans sa
réponse que cette valeur découle des études
réalisées par un cabinet spécialisé
et était un objectif financier déclaré
par la ville.
* Les obligations du gestionnaire :
- L'établissement d'un audit
Le cahier des charges imposait au gestionnaire
la réalisation, dans un délai de trois mois,
d'un audit faisant ressortir une analyse quantitative et qualitative
du parc d'éclairage public. Dans le délai d'un
mois après la mise en place de cet audit, le gestionnaire
devait remettre un rapport précisant, notamment, les
observations du gestionnaire et en particulier les points
dangereux et les réparations à effectuer. En
outre, le titulaire du marché devait mettre en place
une base de données permettant d'une part la collecte
des données physiques du réseau et, d'autre
part, la saisie et la numérotation informatique de
l'ensemble du parc d'éclairage.
D'un coût de 290 000 F (44 210,21 €),
cet audit a été réalisé en tout
début de contrat et les prescriptions du cahier des
charges ont été respectées. En relation
avec l'audit, une liste de devis correspondant à des
travaux pour la période allant du 1er août 1999
au 18 février 2000 a été communiquée
par le gestionnaire et fait état d'un montant total
de travaux estimé à 29 191 577 F HT (4 450 227,23
€).
V-6 La procédure applicable aux travaux réalisés
au titre du poste G3, maintien du patrimoine
Le montant annuel de travaux à effectuer
sur le poste G3 a été fixé dans le contrat
à 365 306 F HT (55 690,54 €). Les travaux réalisés
doivent répondre à une procédure classique
(devis, note technique justificative, délais d'exécution,
fiche financière, etc
). A l'examen des pièces
qui ont été fournies par les services, il ressort
que dans l'ensemble cette procédure a été
respectée. Sur la période 1999-2000, dix-huit
dossiers ont été pris en compte pour un montant
de 619 719,70 F (94 475,66 €)
V-7 Les modalités de règlement des prestations
V-7-1 Les règlements intervenus
Au titre de l'année 2000, il ressort
que le gestionnaire a, au vu des pièces fournies, respecté
les prescriptions prévues au cahier des charges pour
les postes G1, G2 et G3. Les documents nécessaires
à la justification des prestations ont été
dûment renseignés et transmis à la collectivité.
S'agissant du poste G4 " rénovation
", la totalité des travaux figurant au marché
a été réalisée dans le délai
de vingt mois (au lieu de vingt-quatre mois prévus
au contrat) pour un montant de 8 503 511,30 F (1 296 351,94
€). La différence de 598 971,05 F (91 312,55 €)
constatée par rapport au devis initial correspond à
des travaux non effectués en centre-ville ainsi que
dans la rue Antoine Réveillé.
La chambre observe qu'il n'a pas été
possible d'établir une comparaison entre le planning
prévisionnel et les travaux réalisés
rue par rue comme cela était spécifié
à l'article 3-10-4 du CCTP.
V-7-2 L'établissement du décompte annuel
Les pièces qui ont été
fournies par les services de la ville sont conformes aux dispositions
prévues aux articles 10-1 et 13 du CCAP. Les factures
mensuelles sont accompagnées pour les postes G1 "
alimentation " et G2 " maintenance préventive
" de l'inventaire actualisé des lampes SLT et
l'éclairage rue par rue. Dès lors, ces éléments
sont de nature à permettre à la collectivité
de s'assurer du service fait et de liquider les sommes dues
au gestionnaire.
S'agissant du poste G3 " maintien du
patrimoine ", le montant prévu au titre de l'année
2000 s'élève à 439 581,58 F (67 013,78
€) compte tenu du reliquat de 1999 [1 762,34 F (268,67
€)]. Quinze dossiers de travaux ont été
menés au titre de cet exercice pour un montant de 447
915,77 F TTC (68 284,32 €), soit un dépassement
du crédit de 8 334,19 F (1 270,54 €).
Il convient de signaler par ailleurs que
l'audit d'inventaire et l'étude de mise en lumière
du cur de la ville pour un montant total de 405 000
F (61 741,85 €) est supporté, sur ce poste, durant
trois ans à raison de 135 333 F (20 631,38 €)/an.
Il ressort des devis produits que la plupart
des travaux imputés sur ce poste relèveraient
plus du poste G2 (dépenses d'exploitation) que du poste
G3 qui concerne des travaux d'investissement. Cela peut laisser
supposer que le poste G2 a été manifestement
sous-évalué et qu'il n'a donc pas permis ni
à la collectivité ni au gestionnaire d'atteindre
l'objectif attendu.
Sans contester cette analyse, le maire précise
que l'avenant n°2 a permis de réajuster ces deux
postes.
En ce qui concerne le poste G4 " rénovation
", il ne pose aucune difficulté de contrôle
puisqu'il s'agit d'un paiement forfaitaire sur douze ans.
L'annuité s'élève à 1 035 297,41
F (157 830,07 €) HT. Toutefois, dans le rapport annuel
1999/2000 présenté par le gestionnaire, il ressort
qu'une somme de 289 409,68 F (44 120,22 €) HT a été
imputée sur le poste G4 et concerne notamment des prestations
qui auraient dû être imputées sur le poste
G3.
C'est le cas des interventions G3 pour les
mois de septembre, octobre et novembre. Ces interventions
s'élèvent à 217 050 F (33 089,06 €).
Bien que des économies aient été réalisées
sur les travaux de rénovation du poste G4, les sommes
ainsi économisées ne doivent pas financer (sur
emprunt) les dépenses qui normalement relèvent
du paiement annuel d'une redevance.
Afin de justifier ces glissements d'un poste
à un autre, les responsables de la collectivité
ont précisé " que le poste G4 du contrat
était forfaitaire et certaines économies ayant
été réalisées, il s'agissait,
en accord avec le mandataire du groupement d'entreprises CITELUM,
de solder le poste G4 afin d'alléger d'autant le solde
annuel du poste G3 ". Cette pratique, qui s'éloigne
du contrat, confirme l'absence d'évaluation sérieuse
des besoins lors de l'élaboration des documents de
consultation des entreprises.
La chambre prend néanmoins acte de
ces précisions qui, pour autant, n'exonèrent
pas les parties de respecter les stipulations du contrat.
V-8 La nécessité d'élaborer un rapport
technique
L'article 3-10 du CCTP précise que
le gestionnaire doit produire avant le 31 janvier de chaque
année un rapport technique arrêté au 31
décembre de l'année civile antérieure.
Ce rapport technique doit permettre à
la collectivité de vérifier la bonne exécution
de ses obligations contractuelles par le gestionnaire et de
définir les nouvelles priorités à engager
dans le cadre du poste G3 " maintien du patrimoine ".
Ce document doit contenir les éléments
généraux et des éléments particuliers
propres à chaque poste de dépense et en particulier
:
- un état du patrimoine mis à
jour,
- la liste des équipements que le gestionnaire juge
vétuste ou non conforme à la réglementation,
- un récapitulatif et une analyse
des dysfonctionnement constatés sur le réseau,
- un programme de maintien du patrimoine avec pour double
objectif la suppression de la vétusté du matériel
et l'amélioration qualitative de l'éclairage
public.
Les indications propres à chaque poste
G1, G2 et G3 doivent permettre à la collectivité
d'analyser l'exécution du service, de s'assurer que
les indicateurs de performance sont atteints et que l'ensemble
des obligations du gestionnaire est rempli.
Or, la chambre constate que le rapport technique
annuel n'a pas été produit par le gestionnaire.
Seul un rapport d'activité, qui porte sur dix-sept
mois d'exécution (août 1999-décembre 2000),
a été prévu. Il s'agit plus d'un document
destiné au grand public qu'un rapport technique devant
servir de base de contrôle et de négociation
avec le gestionnaire tel qu'il est prévu à l'article
3-10 du CCTP.
En outre, il révèle les insuffisances
suivantes :
* Poste G1 : il ne contient pas de bilan
de consommation énergétique exprimé en
KWH et en francs, ni les calculs d'optimisation du coût
de l'énergie. Le seul élément mentionné
est une économie estimée à 346 402 F
(52 808,64 €) pour la ville d'Epinal en raison de la
réduction de consommation énergétique
des nouvelles lampes [26,97 F (4,11 €)/an] pour 12 844
sources.
* Poste G2 : 1 436 interventions ont été
recensées au cours de la période. Celles-ci
figurent dans le rapport sous forme agrégée,
ne permettant pas la lisibilité précise du poste.
Aucune indication ne figure sur la fiabilité du matériel
ni sur la rapidité des interventions.
* Poste G3 : une part non négligeable
du budget maintien du patrimoine est consacré au remboursement
sur trois années de l'audit [290 000 F (44 210,21 €)]
et d'une étude de mise en lumière du cur
de la ville [116 000 F (17 684,09 €)]. Cette étude
de mise en lumière de la ville n'apparaît dans
aucun document contractuel et ne devait donc pas être
financée sur le poste G3.
* Poste G4 : le contenu du rapport annuel
respecte les obligations imposées au gestionnaire.
Toutefois, aucun plan de récolement des travaux réalisés,
rue par rue, n'a été effectué de nature
à permettre un contrôle du service fait.
Enfin, le rapport d'activité 1999-2000
présente la particularité de contenir un poste
G5 intitulé " travaux hors contrat sur commande
ville ". Ce poste G5, d'un montant de 1 279 377,48 F
HT (195 039,84 €), intègre la totalité
de l'avenant n°1 consécutif à la tempête
du 26 décembre 1999 (cf.infra) d'un montant de 887
265,50 F HT (135 262,75 €). La différence, soit
392 111,980 F (59 777,09 €) concerne pour l'essentiel
des dépenses liées au vandalisme (pour un montant
de 100 550 F HT (15 328,75 €) et d'accidents de la circulation
[121 163 F HT (18 471,18 €)], le solde étant des
dépenses diverses hors contrat.
La chambre constate qu'un document retraçant
l'activité du gestionnaire a bien été
produit par le titulaire du marché, donnant une vision
d'ensemble de l'exécution du contrat. Force est toutefois
de constater que ce rapport ne respecte pas les prescriptions
imposées par le cahier des charges qui oblige le gestionnaire
à produire des états très précis
de l'exécution des prestations effectuées tout
au long de l'année.
Ce constat mérite néanmoins
d'être nuancé dans la mesure où les éléments
fournis poste par poste, à l'occasion du règlement
des factures mensuelles et des décomptes généraux
définitifs (DGD), figurent bien sur les documents.
Ainsi, la collectivité peut exercer à la fois
un suivi de l'exécution même du contrat, et procéder
à la liquidation des redevances présentées
par le gestionnaire.
Il serait souhaitable, pour les années
suivantes, que le gestionnaire présente un rapport
technique plus conforme aux clauses du contrat, de manière
à permettre aux responsables de la collectivité
d'avoir une vision exhaustive de l'exécution du contrat
afin d'en assurer le contrôle sans avoir à puiser
dans les pièces comptables fournies par le gestionnaire
à l'occasion du règlement des redevances.
Dans sa réponse, le maire signale,
qu'à partir de 2002, le gestionnaire présentera
un rapport technique plus conforme aux clauses du contrat.
Cet engagement devrait ainsi permettre aux responsables de
la collectivité d'avoir une vision exhaustive de l'exécution
du contrat afin d'en assurer le contrôle sans avoir
à puiser dans les pièces comptables fournies
par le gestionnaire à l'occasion du règlement
des redevances.
V-9 Les avenants au contrat
Le contrat d'éclairage public de la
ville d'Epinal a fait l'objet de deux avenants, l'un signé
le 25 août 2000, le second signé le 14 décembre
2001.
V-9-1 L'avenant n°1
Cet avenant a été rendu nécessaire
à la suite des dégâts occasionnés
au réseau lors de la tempête survenue le 26 décembre
1999. Les installations d'éclairage et de signalisation
tricolore de l'ensemble de la ville ont subi d'importants
dégâts. Ces dégâts ont été
chiffrés à 1 070 000 F TTC (163 120,45 €),
et couverts par les assurances à hauteur de 1 019 309
F TTC (155 392,66 €), la différence, soit 50 691
F TTC (7 727,79 €), correspond au montant des biens consommables
non assurés.
Ce grave événement climatique
peut être considéré comme une sujétion
imprévue, indépendante de la volonté
des parties au contrat.
Le devis estimatif des travaux a été
calculé pour la quasi-totalité des prestations
[726 960,40 F HT (110 824,40 €)] sur la base du BPU du
poste G3. Dans le cas d'espèce, il s'agit de travaux
de remise en état du réseau et non de travaux
d'extension qui ont été réalisés
conformément à l'article 8 du CCAP qui prévoit
de " confier au seul gestionnaire l'exécution
pendant toute la durée du contrat des prestations et
travaux visés à l'article 2 de l'acte d'engagement
(
) ".
Faisant application de l'article 8 du CCAP,
la collectivité a estimé à juste titre
qu'il n'y avait pas lieu de procéder à un appel
à la concurrence bien que le seuil des marchés
ait été dépassé.
V-9-1 L'avenant n°2
A l'origine, il avait été décidé
de ne pas forfaitiser dans le poste G2 les interventions liées
à des actes de vandalisme et au remplacement des petits
appareillages qui faisaient l'objet de devis imputés
sur le poste G3 après accord de la ville d'Epinal.
Après dix-huit mois d'exécution
du contrat, la ville a disposé d'éléments
suffisants pour forfaitiser les prestations en les intégrant
dans le poste G2 sous forme d'une garantie totale, d'un montant
de 250 000 F (38 112,25 €). En outre, la ville souhaitait
maintenir le poste G3 à hauteur de 450 000 F TT/an
(68 602,06 €) afin de poursuivre les travaux d'investissement
(gros entretien) dans les quartiers.
La chambre estime que cette augmentation
de près de 250 000 F HT (38 112,25 €) ne bouleverse
pas l'équilibre du marché. Toutefois, les dépassements
constatés sur les postes G2 et G3 paraissent être
le résultat d'une mauvaise appréciation initiale
des montants de ces deux postes. A cet égard, il est
intéressant de mettre en perspective les montants figurant
à l'acte d'engagement au moment de la signature du
contrat et ceux réalisés en 2000 des postes
G2 et G3 de l'offre CITELUM.
Les montants s'élevaient respectivement
à 1 063 091,09 F TTC (162 067,19 €) contre 1 515
687 F TTC (231 064,99 €) réalisés pour
le poste G2 et à 152 270 F TTC (23 213,41 €) contre
453 747 F (69 173,28 €) réalisés pour le
poste G3.
Après dix-huit mois d'exécution,
un premier bilan du contrat d'éclairage public de la
ville d'Epinal peut être tiré tant sous l'angle
financier que sur l'aspect technique.
Au plan financier, il convient de s'assurer que les objectifs
formulés, avant la conclusion du contrat, ont bien
été respectés. Le coût annuel estimé
par la ville en fonctionnement et en investissement s'établissait
à 6,6 MF (1,01 M€). Au 31 décembre 2000,
les paiements effectués sur la base de quatre postes
ajustés ou actualisés s'élèvent
à 5 883 155 F TTC (896 881,20 €), soit donc une
somme inférieure à l'estimation, se décomposant
comme suit.
|
G1
|
2 675 506 F
|
Soit + 525 506 F
|
|
(407 878,26 €)
|
(80 112,87 €)
|
|
G2
|
1 515 687 F
|
Soit + 505 687 F
|
|
(231 064,99 €)
|
(77 091,49 €)
|
|
G3
|
453 747 F
|
Soit + 3 747 F
|
|
(69 173,28 €)
|
(571,23 €)
|
|
G4
|
1 238 215 F
|
Soit - 1 785 F
|
|
(188 764,66 €)
|
(272,12 €)
|
Il n'en demeure pas moins qu'apparaît
une différence globale de 1 033 155 F (157 503,46 €)
par rapport au montant initial prévu dans le contrat.
Cette augmentation concerne pour l'essentiel les postes G1
et G2. Si la hausse du poste G1 est directement liée
aux augmentations de consommation générées
par des sources lumineuses plus nombreuses et de modification
de tarifs, l'objectif de performance assigné au gestionnaire
n'apparaît pas de façon explicite et il mériterait
de faire l'objet d'une analyse précise dans le rapport
technique annuel.
S'agissant du poste G2, il a été
manifestement sous-estimé. L'avenant n°2 devrait
avoir pour effet de corriger cette sous-évaluation
sans pour autant la compenser totalement.
Enfin, si à ce montant réalisé
[5 883 155 F (896 881,20 €)], on ajoute les prestations
hors marché contenues dans le poste G5 [1 530 134 F
(233 267,42 €)], déduction faite des travaux liés
à la tempête, le montant des prestations payées
par la ville d'Epinal s'établit pour l'année
2000 à 6 352 120 F (968 374,45 €). Ce montant
demeure toutefois inférieur de 0,3 MF (0,05 M€)
au montant estimé par la ville sur une année.
Il convient également de relever que le parc confié
à la société CITELUM a fait l'objet d'un
rajeunissement incontestable et fonctionne selon les normes
techniques en vigueur à ce jour. Ainsi, le contrat
d'éclairage public signé par la ville apparaît
équilibré au plan financier et répond
aux objectifs financiers et de qualité que la ville
s'était assignée.
Selon le maire, compte tenu des remboursements
de prestations effectuées pour le compte de l'OPAH
et de ceux des compagnies d'assurance, l'économie par
rapport à l'estimation initiale du coût annuel
s'établit à 1,2 MF (0,18 M€).
Au plan technique, l'absence d'un véritable
rapport technique conforme au cahier des charges a rendu difficile
le suivi précis des quatre postes du contrat, en particulier
le poste G1, sous l'angle de la performance et le poste G3
comme élément de négociation sur les
travaux de maintien du patrimoine à réaliser.
A cet égard, la chambre rappelle que
le rapport technique, tel qu'il est prévu par le contrat,
est un outil essentiel. Il doit en effet servir de base de
discussion entre les parties pour mesurer les efforts entrepris
par le gestionnaire en matière d'optimisation des coûts
énergétiques, et pour analyser l'ensemble des
opérations de maintenance (étude des causes
des pannes, la fiabilité du matériel, la rapidité
d'intervention, etc
), en vue de l'élaboration
d'un programme de maintenance du patrimoine et permettre ainsi
à la ville d'assurer le contrôle des prestations.
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VI- LE MOBILIER
URBAIN
Préambule
La ville d'Epinal est liée à
la société Jean-Claude DECAUX depuis 1967. Cette
société est titulaire de la totalité
des contrats de mobilier urbain de la ville.
Dans la très grande majorité
des cas, les contrats de mobiliers urbains sont des conventions
passées à titre gratuit, le cocontractant tirant
sa rémunération des recettes publicitaires.
Dans deux récents jugements du même jour (CCA
de Paris, formation plénière 26 mars 2002, société
J.C. DECAUX), la Cour Administrative d'Appel de Paris a précisé
qu'un contrat de mobilier urbain entre bien dans le champ
d'application du code des marchés publics, comme le
mentionnait déjà l'instruction d'application
du nouveau code.
VI-1 Les contrats de mobilier urbain conclu
par la ville d'Epinal avec la société J.C. DECAUX
La ville d'Epinal est liée à
la société Jean-Claude DECAUX pour la gestion
du mobilier urbain par quatre contrats et un marché
de travaux publics. Il s'agit des contrats suivants :
þ contrat du 15 janvier 1967 comprenant
neuf avenants relatifs aux abribus publicitaires ;
þ contrat du 23 décembre 1980 relatif à
la location et la maintenance de sanitaires publics à
entretien automatique comprenant trois avenants ;
þ contrat du 23 décembre 1980 relatif à
la location et la maintenance de journaux électroniques
d'information comprenant trois avenants ;
þ contrat du 20 septembre 1986 de location et de maintenance
de colonnes réservées à l'affichage culturel
comportant un avenant ;
þ marché du 21 juillet 1998 relatif à
la location et la maintenance de deux mobiliers destinés
à l'information des administrés et des touristes.
- L'existence de clauses peu équilibrées
L'ensemble des contrats de mobilier négociés
antérieurement à la période sous contrôle
(1994-1999) présentait jusqu'au 23 juin 1997 des clauses
spécifiques qui ont fait l'objet de rectification au
cours de divers avenants et, en particulier, à l'occasion
de la renégociation de plusieurs des contrats le 23
juin 1997. Parmi les clauses litigieuses, il convient notamment
de citer :
þ les clauses de tacite reconduction,
qui ont disparu depuis, rendant toute dénonciation
des contrats difficile à mettre en uvre ;
þ l'affirmation d'un principe d'exclusivité
pour la société DECAUX : à titre d'exemple,
s'agissant du contrat d'abribus, le contrat précisait
que " pendant la durée du contrat la ville d'Epinal
pourra installer des abris aux emplacements qui devront avoir
été offerts à la société
DECAUX aux conditions du présent contrat et refusé
par celle-ci après un délai d'au moins trois
mois à compter de la date de notification ". Il
était expressément mentionné dans un
des avenants (avenant n°2 du 23 juin 1972 contrat Abribus)
que la ville d'Epinal accorde l'exclusivité pour l'implantation
de tout support publicitaire placé aux arrêts
de transports en commun et publics existants ou à créer
sur son territoire (cette clause a été supprimée
par la suite).
þ de telles dispositions conféraient
à la société JC. DECAUX un droit d'exclusivité.
Ces clauses particulièrement favorables
avaient pour effet l'absence de toute mise en concurrence,
la société arguant notamment de son savoir-faire.
Or, le titulaire des contrats ne proposait pas des installations
spéciales en sus des anciennes dispositions de l'article
104-II du code des marchés publics permettant de conclure
des marchés négociés sans mise en concurrence
préalable. A cet égard, le juge administratif
a sanctionné le recours irrégulier à
la procédure négociée sans mise en concurrence
pour attribuer un contrat de mobilier urbain (Tribunal administratif
de Nice 2 juin 1992 préfet des Alpes maritimes contre
département des Alpes Maritimes ; Tribunal administratif
de Montpellier 7 février 1996 société
GIRAUDY et autres contre la ville de Nîmes).
Selon le groupe DECAUX, l'introduction de
ces dispositions était admise par la DGCCRF au moment
de la conclusion des contrats. De plus, cette société
précise qu'elle s'est toujours conformée aux
recommandations ministérielles.
VI-2 L'examen des divers contrats de mobilier urbain
A -LE CONTRAT DU 15 JANVIER 1967 RELATIF AUX ABRIBUS
Par un contrat passé le 15 janvier
1967, approuvé le 13 janvier 1968, la ville d'Epinal
a souhaité mettre des abribus à la disposition
des usagers des transports urbains. La société
J.C. DECAUX s'est engagée à fournir la jouissance
gratuite des abris à la ville d'Epinal, moyennant le
droit de faire de la publicité en exclusivité
sur ces équipements. Il convient de noter que ce contrat
était muet sur le nombre d'abribus à implanter.
Neuf avenants (dont deux de régularisation)
ont progressivement accru, au fil des ans, le nombre et la
diversité des équipements urbains installés
par la société DECAUX et allongé la durée
du contrat initial. Le neuvième avenant conclu le 23
juin 1997, outre le fait qu'il bouleverse l'économie
générale du contrat, a prorogé la durée
du contrat de douze années (jusqu'en 2009) ce qui a
eu pour conséquence d'en porter la durée totale
à 42 ans.
Hormis l'avenant du 23 juin 1997, le contrat
et ses avenants sont généralement assortis d'une
clause de tacite reconduction de six années et dont
la dénonciation s'avère difficile à mettre
en uvre. Cette pratique " d'avenants glissants
" ne semble pas conforme aux dispositions en matière
d'avenants à des marchés publics. De plus, l'ensemble
de ces avenants bouleversait l'économie du contrat,
sans mise en concurrence.
Toutefois, le groupe DECAUX, selon son analyse,
fait observer que les dispositions contractuelles sont antérieures
à la décision du Conseil de la Concurrence du
7 juillet 1998 qui a demandé , pour l'avenir de supprimer
cette pratique. En outre, s'agissant de contrats de mobiliers
urbains publicitaires, le groupe DECAUX estime qu'ils n'entrent
pas dans le champ d'application du code des marchés
publics et n'ont donc pas à être soumis aux règles
de mise en concurrence.
L'avenant du 23 juin 1997
Alors que le terme de l'échéance
prévue pour les abribus publicitaires était
fixé à partir du 1er janvier 1999 et échelonnée
jusqu'en 2003, selon un plan quadriennal prévu, la
société DECAUX a proposé un nouveau modèle
d'abribus dénommé " TRAFIC " afin
de remplacer gracieusement les précédents dès
1997, soit deux ans avant l'échéance. Ce changement
du parc abribus de la ville a été également
l'occasion pour la société de procéder
au renouvellement quasi-complet du parc de mobilier urbain
de la ville.
Au total, ce ne sont pas moins de 133 mobiliers
urbains publicitaires (Abribus, MUPI-PARIS, MUPI SENIOR, etc.)
qui ont fait l'objet d'un remplacement deux ans avant le terme
du contrat.
La durée de l'avenant a été
fixée à douze ans, soit jusqu'en 2009, et ne
pourra faire l'objet d'une tacite reconduction. Bien que le
maire estime, dans sa réponse, que cette durée
correspond à la durée d'amortissement des mobiliers,
elle apparaît cependant relativement longue.
- L'octroi d'avantages particuliers
L'absence de redevance d'occupation du
domaine public :
Les contrats de mobilier urbain constituant
des marchés publics justifient à ce titre le
paiement d'une redevance par la société contractante
au profit de l'administration. La chambre constate que "
la société DECAUX est exemptée de tout
versement au titre des loyers, droits d'occupation et indemnités
quelconques, ceux-ci étant couverts par les avantages
en nature retirés des présentes par la ville.
"
Il serait souhaitable à l'avenir,
à la faveur des procédures d'attribution des
nouveaux contrats de mobilier urbain, que la ville d'Epinal
puisse en retirer des recettes comme par exemple des redevances
d'occupation du domaine public.
La gratuité de l'énergie électrique
Dans le cadre de ces contrats, la ville assume
la charge pour ces installations (notamment les abribus) de
la consommation d'électricité liée aux
dispositifs lumineux incorporés dans les équipements
publicitaires.
Inventaire du mobilier urbain :
La consistance du mobilier urbain de la ville
d'Epinal a évolué de manière imprécise
au fil des avenants. Ainsi, certains mobiliers à remplacer,
qui apparaissent dans un avenant, n'avaient jamais figuré
dans un avenant précédent. Malgré un
examen approfondi de l'ensemble des documents fournis par
les services de la ville, il n'a pas été possible
d'effectuer un inventaire fiable du parc du mobilier urbain
de la ville d'Epinal. La renégociation en juin 1997
de l'ensemble des contrats liant la ville à la société
JC. DECAUX aurait dû être l'occasion d'un inventaire
précis de nature à mieux informer les élus
municipaux et à mieux suivre l'évolution de
ce patrimoine.
B- LE CONTRAT DU 23 DECEMBRE 1980 RELATIF A LA LOCATION
ET A LA MAINTENANCE DE SANITAIRES PUBLICS A ENTRETIEN MECANIQUE
La ville d'Epinal a souscrit le 23 décembre
1980 un contrat de location-maintenance de trois sanitaires
publics à entretien mécanique (avec la SPEA),
filiale du groupe DECAUX. Ce contrat a fait l'objet de trois
avenants respectivement le 10 mai 1982, le 23 novembre 1982
et le 23 juin 1997. La durée initiale du contrat de
location-maintenance était de quinze ans assortie d'une
clause de tacite reconduction pour une période de neuf
années sauf dénonciation plus de vingt-quatre
mois avant l'expiration du contrat. Ce dernier prévoyait
en outre une clause d'exclusivité, les prestations
fournies étant couvertes par un brevet que la société
était seule à détenir, l'usage des sanitaires
par le public étant subordonné au paiement préalable
d'une redevance perçue par la ville.
L'avenant n°3 du 23 juin 1997
La principale modification a porté
sur la mise en place négociée d'une échéance
unique de la durée de location-maintenance de cinq
sanitaires publics fixée au 30 juillet 2006. Au total,
à l'échéance, la ville d'Epinal aura
été engagée durant vingt-six ans dans
ce cadre contractuel.
En 1999, le coût de la location-maintenance
annuel de cinq sanitaires s'élevait à 470 637
F (71 748,15 €), chiffre à comparer avec la redevance
perçue la même année et qui s'établissait
à 10 169,50 F (1 550,33 €), la différence,
soit 460 467,50 F (70 197,82 €), étant supportée
par le contribuable spinalien. Certes, l'analyse de ces équipements
ne peut être faite seulement en termes financiers mais
prendre en compte le service rendu à l'usager.
Par ailleurs, le coût des prestations
annuelles dépassait les seuils antérieurs des
marchés.
C- LES JOURNAUX ELECTRONIQUES
La ville d'Epinal a souscrit, le 23 décembre
1980, un contrat avec la société Direct-Info
Municipale, filiale du groupe DECAUX pour la location de trois
journaux électroniques d'information.
Chaque journal électronique d'information
permet à la ville la diffusion d'information municipale,
administrative, sportive et culturelle moyennant un prix de
location annuel de 39 000 F HT (5 945,51 €) par journal.
Les stipulations prévues au contrat n'appellent pas
d'observations. Il est à noter toutefois la présence
d'une clause d'exclusivité, la durée anormalement
longue (douze ans) du contrat et les conditions de dénonciation
particulières (plus de vingt-quatre mois avant la date
d'expiration du contrat).
L'avenant n°3 du 23 juin 1997 conclu
par la ville d'Epinal avec la société SEMUP
prévoit notamment une date d'échéance
unique fixée au 31 décembre 2002 sans possibilité
de renouvellement par tacite reconduction. En 1999, le coût
pour la collectivité a été de 775 535,54
F (118 229,63 €), soit un coût moyen de 86 170
F (13 136,53 €) par emplacement. Au total, la durée
du contrat de location des journaux électroniques aura
porté sur une période de vingt-deux années.
La chambre observe en outre qu'en l'espace de dix ans, le
nombre de mobilier a été multiplié par
trois, passant de trois à neuf, par le biais d'avenants
sans aucune mise en concurrence.
La chambre prend note de la volonté
de la ville de lancer une consultation conforme au code des
marchés publics à l'échéance de
ce contrat.
D- L'AFFICHAGE CULTUREL
La ville d'Epinal a souscrit le 20 septembre
1986 avec la société DECAUX un contrat de location-maintenance
de trois colonnes MORRIS, à raison de :
- une colonne simple à compter du
1er juillet 1986,
- une colonne dotée d'une fontaine à compter
du 30 avril 1987,
- une colonne simple à compter du 30 avril 1987.
Ce contrat comprend également une
clause de durée longue, fixée à quinze
ans qui selon le groupe DECAUX serait conforme aux recommandations
ministérielles. Dans le cadre d'un réexamen
de l'ensemble des contrats conclus avec la société
DECAUX, celui-ci a également fait l'objet d'un avenant
unique en date du 23 juin 1997 portant sur la renégociation
des échéances pour chacun des trois équipements.
La ville, ne souhaitant pas proroger la durée de location,
a fixé avec le cocontractant la durée définitive
des échéances pour chacune des colonnes à
savoir :
- Le 30 juin 2001 pour la colonne installée
quai Jules Ferry,
- Le 14 septembre 2001 pour la colonne située rue Léopold
Bourg
- Le 10 février 2003 pour la colonne avenue du Général
de Gaulle.
Dans sa réponse, le maire indique
que la ville ne verse plus de rémunérations
pour les colonnes dont les contrats correspondants sont arrivés
à échéance, même si elles continuent
à être approvisionnées en affiches. En
outre, l'ensemble de ces équipements fera l'objet d'une
prochaine consultation ouverte.
E- LE MARCHE RELATIF A LA LOCATION-MAINTENANCE
DE DEUX MOBILIERS DESTINES A L'INFORMATION DES ADMINISTRES
ET DES TOURISTES (MARCHE DU 21 JUILLET 1998)
En 1998, la ville d'Epinal a lancé
un appel d'offres sur performances pour la location-maintenance
de deux mobiliers destinés à l'information des
administrés et des touristes, conformément à
l'article 303 du code des marchés publics.
La commission a décidé de retenir
l'offre de la société DECAUX, seule société
candidate, pour un montant de 103 716 F (15 811,40 €)
TTC. Le marché a été conclu pour une
durée de dix ans et ne comporte aucune clause de tacite
reconduction.
La procédure de passation du marché
ne suscite aucune observation.
En conclusion générale, la Chambre prend relève
que la ville d'Epinal a su anticiper la portée de la
décision n°98-D-52 du 7 juillet 1998 du conseil
de la concurrence, en procédant, dès le 23 juin
1997, à une renégociation de l'ensemble des
contrats de mobilier urbain la liant avec la société
JC. DECAUX. Depuis cette date, les clauses dénoncées
par le conseil de la concurrence ont disparu de l'ensemble
des contrats souscrits par la ville.
La chambre note toutefois que le renouvellement
sans mise en concurrence de la quasi-totalité du mobilier
urbain deux années avant leur date normale d'échéance
préserve les intérêts de la société.
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VII- LE STATIONNEMENT
PAYANT à EPINAL
Dans les années 1980, la ville d'Epinal
a souhaité développer une politique de stationnement
en ville en offrant aux spinaliens de nouveaux équipements.
Par délibération du 22 avril
1985, la ville d'Epinal s'est prononcée en faveur de
la création d'une société d'économie
mixte d'exploitation (SEME) de services et d'équipements
publics pour gérer le stationnement de la ville.
Les obligations de la SEME sont contenues
dans une convention devenue exécutoire le 24 juillet
1992 dont les termes sont toujours en vigueur à ce
jour.
En juin 2000, la SEME gère 1778 emplacements
dont 737 en parkings couverts et 1041 en places de stationnement
de surface.
L'étude de la gestion du stationnement
payant de la ville d'Epinal affermé à la SEME
a visé à s'assurer qu'un contrôle est
bien exercé par la collectivité locale sur les
activités déléguées à la
société d'économie mixte.
VII-1 Les liens statutaires entre la ville d'Epinal et
la SEME
La ville d'Epinal dispose de huit sièges
sur treize au conseil d'administration de la société.
Durant la période en jugement, dix conseils d'administration
se sont tenus au cours desquels ont été examinés
les budgets prévisionnels, les rapports de gestion,
les comptes de résultats et les prévisions d'investissement.
VII-2 Le contrôle sur le fonctionnement des installations
L'article 1er de la convention d'affermage
en date du 24 juillet 1992 précise que " la ville
d'Epinal conserve le contrôle du service et doit obtenir
du fermier tous renseignements nécessaires à
l'exercice de ses droits et obligations. Le fermier a une
obligation d'entretien et de réparation des ouvrages.
La ville pourra procéder à toutes vérifications
du bon état d'entretien des installations. "
Le contrôle de gestion
La convention précitée précise
de manière très explicite que la gestion de
la SEME est placée sous le contrôle de la ville,
qui pourra procéder à toutes vérifications
sur les plans technique, administratif et comptable.
A ce titre, le fermier doit soumettre à
la ville, avant le 31 mars, le compte d'exploitation prévisionnel
des parkings pour l'exercice. Il s'engage également
à fournir trimestriellement un état statistique
des fréquentations et des recettes du trimestre précédent,
et à tenir sur place tout document, pièce comptable,
registre et double de tous les contrats passés avec
la clientèle. Elle devra établir à la
fin de chaque exercice un compte-rendu annuel comportant un
volet technique et un volet financier.
Ces documents ont été régulièrement
produits à l'occasion des conseils d'administration
au cours desquels les résultats des exercices ont été
approuvés.
L'article L.1524-5 du code général
des collectivités territoriales dispose que "
les organes délibérants des collectivités
territoriales (
) se prononcent sur le rapport écrit
qui leur est soumis au moins une fois par an, par leurs représentants
au conseil d'administration (
) ".
En principe, ce rapport a pour but de faire
rendre compte les représentants au conseil d'administration
de l'exécution de leur mandat. Ce document est un instrument
permettant à l'organe délibérant d'exercer
son contrôle sur la manière dont ses représentants
s'acquittent de leur mandat au sein du conseil d'administration,
sachant que les textes instaurent un principe de responsabilité
des représentants de la collectivité devant
l'organe délibérant qui a la faculté
de les révoquer à tout moment conformément
aux dispositions de l'article R.381-13 du code des communes,
désormais article R.1524-4 du code général
des collectivités territoriales.
Or, la Chambre observe que, jusqu'en 2002,
le conseil municipal n'a pas été appelé
à délibérer à ce propos. L'activité
de la SEME ne fait pas non plus l'objet de débat devant
l'assemblée délibérante de la commune.
En définitive, le seul contrôle effectué
par la ville sur l'activité de la SEME résulte
de la participation des représentants du conseil municipal
en qualité d'administrateurs de la société.
Dans sa réponse, le maire reconnaît
que cette disposition n'a pas été appliquée
mais que suite aux observations de la chambre, le rapport
d'activité 2001 a été soumis au conseil
municipal le 28 juin 2002.
Le personnel de la SEME
Durant les cinq dernières années,
l'effectif de la SEME est resté stable et s'élève
à neuf agents (non compris le directeur). Le personnel
est composé de quatre agents de surveillance de stationnement
de surface et cinq agents d'entretien et de gardiennage des
places des parcs de stationnement.
La ville d'Epinal met en outre à la
disposition de l'exploitant, conformément aux stipulations
de la convention (titre III-personnel de surveillance article
11), le personnel nécessaire à l'exploitation
soit quatre agents assermentés dont la mission est
d'assurer la surveillance du stationnement. Ce personnel municipal,
mis à disposition, habilité à assurer
la répression des infractions aux dispositions des
arrêtés municipaux relatifs au stationnement
payant, conserve sa position d'agent communal. Il est mis
à la disposition de l'exploitant et est rémunéré
par la ville d'Epinal, conformément aux statuts du
personnel communal et soumis aux conditions de travail arrêtées
par le maire pour l'ensemble du personnel. Dans cette même
convention, il est prévu que la SEME rembourse à
la ville le montant correspondant au coût du personnel
de surveillance mis à sa disposition.
Or, il semblerait que, dans la réalité,
le personnel soit placé en position de détachement.
Le détachement de ce personnel s'applique depuis 1991
(en contradiction avec l'article 11 de la convention du 24
juillet 1992). Ces salariés sont payés directement
par la SEME et la totalité des charges liées
à leur rémunération est inscrite au compte
de résultat de la société. Aucune modalité
de remboursement n'est intervenue depuis cette date. Si cette
hypothèse venait à être confirmée,
la pratique mise en uvre méconnaîtrait
les dispositions relatives à la fonction publique territoriale.
Les agents municipaux ne peuvent être détachés
ou mis à disposition qu'en vertu d'un acte réglementaire
prévoyant expressément la position du fonctionnaire
(arrêté de détachement).
Au demeurant, si ce personnel était
mis à la disposition de la SEME par arrêtés
de détachement, ces agents ne paraissaient pas posséder
le pouvoir de réprimer les infractions aux dispositions
des arrêtés municipaux relatifs au stationnement
payant et la légalité des procès-verbaux
de stationnement qu'ils dresseraient pourrait être contestée.
Dans sa réponse, le maire indique
que par décision du conseil municipal du 28 juin 2002,
ce personnel a réintégré les services
municipaux et les recettes reversées à la SEME
sont, depuis, amputées du montant des traitements de
ces agents.
Les liens financiers entre la ville d'Epinal
et la SEME
Les recettes :
Les liens financiers entre la SEME et la ville d'Epinal sont
définis dans la troisième partie de la convention
du 24 juillet 1992- dispositions financières.
La SEME perçoit pour l'essentiel les
recettes des usagers des silos et parkings et les sommes encaissées
sur le stationnement de surface. Cette dernière recette
représente à elle seule plus de 70 % des produits
de la SEME.
Entre 1995 et 2000, les recettes de la SEME
ont progressé de 36 %, passant de 4,23 MF (0,64 M€)
à 5,79 MF (0,88 M€).
La redevance d'occupation
En contrepartie de la mise à disposition des ouvrages
affermés, le fermier verse à la ville d'Epinal
une redevance annuelle fixée au départ à
900 000 F (137 204,12 €) dont 550 000 F (83 846,96 €)
calculée sur la base de l'amortissement technique des
installations et 350 000 F (53 357,16 €) de redevance
annuelle d'occupation, et indexée sur l'évolution
de l'indice général des prix à la consommation.
Cette redevance a progressé de 6,8 % entre 1995 et
2000 passant de 942 644 F (143 705,15 €) à 1 007
052 F (153 524,09 €).
La situation financière de la SEME
La chambre constate que durant la période
1995-2000, les produits d'exploitation ont progressé
de 33,90 %. Quant aux charges, elles ont évolué
de manière moins rapide (16,9 %) permettant ainsi de
dégager un résultat satisfaisant.
Les résultats nets de la SEM sur la
période 1995-2000 sont en nette progression comme en
témoigne le tableau ci-dessous.
|
Années
|
1995
|
1996
|
1997
|
1998
|
1999
|
2000
|
|
Résultat net
|
- 177 898 F
|
- 47 747 F
|
+ 165 595 F
|
+ 407 525 F
|
+ 215 506 F
|
+ 495 383 F
|
|
(- 27 120,38 €)
|
(- 7 278,98 €)
|
(25 244,80 €)
|
(62 126,79 €)
|
(32 853,68 €)
|
(75 520,65 €)
|
Grâce à une augmentation substantielle
du rendement des produits de stationnement - les recettes
sont passées de 4,36 MF (0,66 M€) en 1997 à
4,90 MF (0,75 M€) en 1998, la SEME a pu dès 1997
dégager un résultat net de 165 595 F (25 244,80
€). Ce résultat positif est lié aux recettes
de stationnement de surface [+ 0,5 MF (0,08 M€)] ainsi
qu'aux mesures d'économie qui ont été
prises à l'époque. Il convient de noter toutefois
que les produits d'exploitation des silos et des parkings
couverts restent stables.
A titre d'illustration, les recettes du parking
Saint-Nicolas n'ont augmenté que de 4,84 % en six ans
avec un montant de 976 775 F (148 908,39 €) en 2000.
Quant au parking de la gare, la fréquentation reste
très timide et les recettes stagnent sur toute la période,
approchant difficilement 240 000 F (36 587,76 €) en 2000.
Cette recette reste largement inférieure aux coûts
directs liés à l'exploitation (électricité,
maintenance, personnel). Lorsque l'on ajoute le loyer versé
à la ville d'Epinal [1 007 052 F (153 524,09 €)],
en 2001, et dont une large part correspond à l'amortissement
technique de cet équipement, l'exploitation de ce parking
reste déficitaire.
En assurant une maîtrise des coûts
d'exploitation et en augmentant les produits grâce à
une politique rigoureuse de surveillance du stationnement
payant, les dirigeants de la SEME ont réussi à
reconstituer les réserves financières de la
société.
C'est ainsi qu'en l'espace de quatre ans,
le montant des réserves statutaires est passé
de 187 220 F (28 541,51 €) en 1997 à 1 423 181
F (216 962,54 €) en 2000. La SEM d'Epinal jouit d'une
situation financière saine qui lui permet de financer
ses investissements et notamment ceux liés au passage
à l'euro.
Le passage à l'euro
Le passage à la monnaie unique a eu,
notamment, pour conséquence la nécessaire adaptation
de l'ensemble du matériel de péage exploité
par la SEME, à savoir les horodateurs pour le stationnement
de surface et les caisses automatiques de péage. Au
total, le passage à l'euro aura coûté
à la SEME en investissement 1 818 483 F (277 226 €).
Ces investissements ont été
réalisés sans recours à l'emprunt.
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ANNEXE
I le budget principal
ANNEXE
II, les résultats
ANNEXE
III, Structure de la dette en 2000, budget principal
ANNEXE
IV, les contrats de couverture de risque de taux
ANNEXE
V, la dette renégociée
ANNEXE I le budget
principal
| Budget principal |
1996
|
1997
|
1998
|
1999
|
2000
|
| Investissement
|
| dépenses réelles
|
| déficit reporté |
21 404 264
|
|
11 149 351
|
5 288 919
|
23 736 603
|
| dotations, fonds divers, réserves |
-
|
49 460
|
-
|
148 221
|
14 408
|
| dette |
42 511 206
|
186 948 943
|
132 728 116
|
52 994 385
|
24 488 735
|
| dont dette renégociée |
-
|
138 937 210
|
90 843 345
|
13 473 158
|
0
|
| dépenses d’équipement |
44 402 830
|
29 490 103
|
23 117 409
|
23 444 632
|
73 873 116
|
| participations |
925
|
-
|
-
|
590 000
|
102 499
|
| autres immo. Financières |
1 624 030
|
1 791 626
|
928 347
|
85 310
|
212 632
|
| total opérations réelles |
109 943 255
|
218 280 132
|
167 923 224
|
82 551 468
|
122 427 992
|
| dépenses d’ordre
|
| moins values sur cessions |
0
|
0
|
13 961 632
|
2 175 878
|
1 981 109
|
| ICNE |
8 879 884
|
7 329 837
|
6 982 675
|
5 200 581
|
7 446 622
|
| autres |
-
|
-
|
89 931
|
-
|
-
|
| reprises sur provisions |
-
|
-
|
-
|
650 000
|
3 300 000
|
| charges à répartir |
32 221 857
|
4 162 898
|
8 365 119
|
13 197 571
|
3 011 672
|
| travaux en régie |
6 554 010
|
6 902 141
|
6 856 532
|
7 034 944
|
7 089 422
|
| amortissement subv. équipement |
-
|
1 228 917
|
1 828 824
|
1 933 292
|
2 226 734
|
| total dépenses d’ordre |
47 655 751
|
19 623 793
|
38 084 712
|
30 192 267
|
25 055 559
|
| op. d’ordre patrimoniales |
0
|
0
|
119 656 279
|
-
|
370 942
|
| total dépenses investissement |
157 599 007
|
237 903 926
|
325 664 215
|
112 743 735
|
147 854 494
|
| recettes réelles |
| excédent reporté |
0
|
2 353 780
|
-
|
-
|
-
|
| dotations |
14 812 783
|
9 465 316
|
8 383 821
|
4 963 419
|
4 761 227
|
| subventions |
20 125 389
|
11 419 095
|
8 803 275
|
5 618 025
|
10 828 079
|
| emprunts |
100 123 296
|
185 139 574
|
120 739 565
|
36 066 399
|
44 738 129
|
| dont renégociation |
|
139 950 151
|
88 638 715
|
17 100 000
|
0
|
| immo. Corporelles |
2 491 772
|
-
|
-
|
|
4 231
|
| immo. En cours |
453 000
|
-
|
-
|
590 000
|
200 000
|
| immo. Affectées, concédées |
10 768 949
|
-
|
-
|
|
119 659
|
| immo. Financières |
-
|
-
|
31 639
|
648 577
|
2 350
|
| total opérations réelles |
148 775 189
|
208 377 765
|
137 958 299
|
47 886 420
|
60 653 675
|
| recettes d’ordre
|
| amortissements |
1 172 505
|
1 330 409
|
3 071 483
|
2 519 103
|
3 374 196
|
| provisions risques et charges |
0
|
2 300 000
|
2 951 977
|
548 289
|
450 541
|
| charges à répartir |
2 426 842
|
6 795 966
|
7 709 083
|
10 571 368
|
10 950 922
|
| plus values sur cessions |
0
|
0
|
15 242 273
|
11 228 172
|
436 919
|
| sorties d’actif |
-
|
-
|
17 714 644
|
4 381 288
|
709 155
|
| ICNE |
7 548 611
|
7 950 435
|
5 772 560
|
6 583 573
|
7 742 200
|
| total recettes d’ordre |
11 147 957
|
18 376 810
|
52 462 020
|
35 831 793
|
23 663 933
|
| op. d’ordre patrimoniales |
0
|
0
|
119 656 279
|
|
370 942
|
| affectation en réserves |
0
|
0
|
10 298 698
|
5 288 919
|
31 788 801
|
| total recettes investissement |
159 923 146
|
226 754 575
|
320 375 295
|
89 007 132
|
116 477 351
|
| solde de la section inv. |
2 324 140
|
-11 149 351
|
-5 288 919
|
-23 736 603
|
-31 377 143
|
| |
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
| section de fonctionnement |
1996
|
1997
|
1998
|
1999
|
2000
|
| Total dépenses de
fonct. |
335 670 728
|
306 299 781
|
340 107 561
|
330 120 029
|
312 152 560
|
| déficit reporté |
3 467 959
|
0
|
0
|
0
|
-
|
| charges de personnel |
156 857 006
|
144 309 150
|
145 716 255
|
147 792 556
|
154 045 082
|
| personnel extérieur |
425 983
|
449 482
|
370 889
|
349 579
|
-
|
| participations |
21 685 905
|
19 505 316
|
19 335 445
|
23 610 285
|
|
| dont org. De regroupement |
353 857
|
179 976
|
182 191
|
202 155
|
109 734
|
| dont aide sociale |
18 915 014
|
16 848 584
|
16 423 406
|
20 779 250
|
-
|
| subv. équip. Org. Droit public |
1 981 052
|
4 100 159
|
6 531 111
|
8 792 850
|
2 733 646
|
| subv. équip. Pers. droit privé |
240 805
|
62 738
|
91 073
|
152 719
|
579 847
|
| subventions de fonctionnement |
26 607 079
|
26 953 318
|
28 020 252
|
27 789 744
|
30 628 327
|
| dont org. Publics |
11 561 000
|
11 604 000
|
12 855 327
|
12 330 195
|
12 407 000
|
| dont org. Privés |
15 046 079
|
15 349 318
|
15 164 925
|
15 459 549
|
18 221 327
|
| charges financières |
24 802 565
|
20 007 511
|
21 046 205
|
17 067 805
|
22 464 695
|
| dont intérêts dette |
13 789 755
|
10 928 415
|
11 860 483
|
11 040 782
|
14 757 783
|
| charges exceptionnelles |
7 882 321
|
5 654 360
|
2 092 203
|
2 266 095
|
2 979 267
|
| titres annulés et charges ex. ant |
1 327 680
|
2 691 893
|
972 270
|
762 756
|
-
|
| subv. aux BA |
3 648 139
|
-
|
-
|
-
|
-
|
| secours, dots, bourses et prix |
2 692 890
|
1 206 529
|
1 069 793
|
853 880
|
-
|
| pertes créances irr. |
0
|
0
|
0
|
593 196
|
-
|
| dépenses d’ordre
|
| amortissements |
3 599 347
|
10 426 375
|
13 732 543
|
13 638 761
|
14 775 659
|
| ICNE |
7 548 611
|
7 950 435
|
5 772 560
|
6 583 573
|
7 742 200
|
| valeur comptable immo. Cédées |
-
|
-
|
17 714 644
|
4 381 288
|
709 155
|
| plus-value sur cessions |
-
|
-
|
15 242 273
|
11 228 172
|
436 919
|
| total dépenses d’ordre |
11 147 957
|
18 376 810
|
52 462 020
|
35 831 793
|
23 663 933
|
| total recettes de
fonct. |
339 932 802
|
316 598 479
|
347 052 922
|
361 908 829
|
338 066 878
|
| produits du domaine |
19 064 208
|
20 851 327
|
19 366 974
|
17 139 366
|
18 463 135
|
| contributions directes |
132 369 514
|
135 417 531
|
139 556 205
|
139 641 685
|
138 431 403
|
| dotations |
116 258 585
|
115 201 610
|
113 020 290
|
124 566 723
|
120 237 836
|
| excédents budg. Annexes adm. |
4 555 433
|
2 103 768
|
1 004 696
|
15 135 750
|
2 062 381
|
| produits financiers |
7 986 640
|
6 929 946
|
5 112 603
|
3 477 436
|
6 798 214
|
| produits exceptionnels |
491 210
|
934 801
|
19 389 672
|
13 490 139
|
1 346 203
|
| dont produits de cessions |
-
|
-
|
18 995 286
|
13 435 582
|
-
|
| excédent reporté |
0
|
4 262 074
|
0
|
1 656 441
|
-
|
| recettes d’ordre
|
| transfert de charges |
32 221 857
|
4 162 898
|
8 365 119
|
13 197 571
|
3 011 672
|
| travaux en régie |
6 554 010
|
6 902 141
|
6 856 532
|
7 034 944
|
7 089 422
|
| Quote part subv. transf. |
-
|
1 228 917
|
1 828 824
|
1 933 292
|
2 226 734
|
| moins values sur cessions |
-
|
-
|
13 961 632
|
2 175 878
|
1 981 109
|
| ICNE[1] |
8 879 090
|
7 329 837
|
6 982 675
|
5 200 581
|
7 446 622
|
| reprise sur provisions |
-
|
-
|
89 931
|
650 000
|
3 300 000
|
| total recettes d’ordre |
47 654 957
|
19 623 793
|
38 084 712
|
30 192 267
|
25 055 559
|
| résultat de fonctionnement |
4 262 074
|
10 298 698
|
6 945 361
|
31 788 801
|
25 914 318
|
| fonds de roulement |
6 586 214
|
-850 653
|
1 656 441
|
8 052 198
|
-5 462 825
|
1] S’agissant des ICNE des exercices 1996 à 1998, la ville
d’Epinal les a inclus en opérations réelles en dépenses d’investissement
et en recettes de fonctionnement.
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ANNEXE
II, les résultats
| Budget principal |
1996
|
1997
|
1998
|
1999
|
2000
|
| fonctionnement |
4 262 074
|
10 298 698
|
6 945 361
|
31 788 801
|
25 914 318
|
| investissement |
2 324 140
|
-11 149 351
|
-5 288 919
|
-23 736 603
|
-31 377 143
|
| FDR budget principal |
6 586 214
|
-850 653
|
1 656 441
|
8 052 198
|
-5 462 825
|
| forêt communal |
1996
|
1997
|
1998
|
1999
|
2000
|
| fonctionnement |
402 198
|
1 100 650
|
1 727 073
|
5 331 012
|
2 083 126
|
| investissement |
-6 461 285
|
-1 228 887
|
-1 248 527
|
-4 687 668
|
176 555
|
| FDR budget forêt communal |
402 198
|
-128 237
|
478 546
|
643 343
|
2 259 681
|
| forêt sectionnale |
1996
|
1997
|
1998
|
1999
|
2000
|
| fonctionnement |
166 472
|
0
|
0
|
0
|
0
|
| investissement |
18 247
|
0
|
0
|
0
|
0
|
| FDR budget forêt sectionale |
184 718
|
0
|
0
|
0
|
0
|
| TVA |
1996
|
1997
|
1998
|
1999
|
2000
|
| fonctionnement |
144 733
|
1 833 310
|
0
|
0
|
0
|
| investissement |
-1 584 911
|
-7 563 072
|
0
|
0
|
0
|
| FDR budget TVA |
-1 440 179
|
-5 729 761
|
0
|
0
|
0
|
| assainissement |
1996
|
1997
|
1998
|
1999
|
2000
|
| fonctionnement |
947 950
|
3 393 212
|
-592 785
|
2 533 650
|
992 310
|
| investissement |
630 194
|
-3 288 854
|
-182 857
|
-7 877 948
|
-5 385 321
|
| FDR budget assainissement |
1 578 145
|
104 358
|
-775 643
|
-5 344 298
|
-4 393 011
|
| eau |
1996
|
1997
|
1998
|
1999
|
2000
|
| fonctionnement |
1 006 778
|
551 139
|
388 733
|
2 934 502
|
2 196 511
|
| investissement |
-468 098
|
-33 992
|
-21 836
|
-1 903 543
|
-2 498 368
|
| FDR budget eau |
538 680
|
517 147
|
366 897
|
1 030 959
|
-301 857
|
| zones économiques |
1996
|
1997
|
1998
|
1999
|
2000
|
| fonctionnement |
0
|
0
|
-402 614
|
2 981
|
169 775
|
| investissement |
0
|
0
|
-2 256 614
|
-98 084
|
-4 077 100
|
| FDR |
0
|
0
|
-2 659 228
|
-95 102
|
-3 907 325
|
| locations commerciales |
1996
|
1997
|
1998
|
1999
|
2000
|
| fonctionnement |
0
|
0
|
1 375 550
|
1 709 487
|
-1 478 590
|
| investissement |
0
|
0
|
-1 444 686
|
-1 800 740
|
2 205 899
|
| FDR |
1 996
|
1 997
|
-69 136
|
-91 253
|
727 309
|
| gestion des salles |
1996
|
1997
|
1998
|
1999
|
2000
|
| fonctionnement |
0
|
0
|
163 129
|
84 024
|
159 179
|
| investissement |
0
|
0
|
69 137
|
27 573
|
37 564
|
| FDR |
0
|
0
|
232 266
|
111 596
|
196 744
|
|
-
|
| Total fonds de roulement |
1996
|
1997
|
1998
|
1999
|
2000
|
| - |
7 851 771
|
-6 085 150
|
-769 857
|
4 307 442
|
-10 881 282
|
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ANNEXE III,
Structure de la dette en 2000, budget principal
| établissements bancaires |
encours 2000
|
taux variables
|
taux fixes
|
| Banque de financement et de trésorerie |
7 226 464,83
|
7 226 464,83
|
|
| BNP |
29 198 650,90
|
29 198 650,90
|
|
| CDC |
31 825 430,23
|
|
31 825 430,23
|
| CDC Minjoz |
7 748 692,76
|
2 839 894,29
|
4 908 798,47
|
| Caisse d'Epargne |
68 828 479,01
|
68 828 479,01
|
|
| Crédit foncier de France |
21 069 458,90
|
21 069 458,90
|
|
| Crédit Local de France |
132 316 592,30
|
87 420 563,38
|
44 896 028,92
|
| Crédit Mutuel |
336 098,66
|
|
336 098,66
|
| Natexis |
15 226 197,37
|
15 226 197,37
|
|
| Société Générale |
23 619 237,34
|
14 736 432,01
|
8 882 805,33
|
| Crédit Lyonnais |
5 377 777,76
|
5 377 777,76
|
|
| Caisse d'Allocation Familiale |
80 000,00
|
|
80 000,00
|
| Total |
342 853 080,06
|
251 923 918,45
|
90 929 161,61
|
| prêts à taux fixes/encours total en % |
|
|
36,09%
|
| prêts à taux variables ou révisables/ encours
total en % |
|
73,48%
|
|
| contrats de couverture du risque taux fixe |
|
|
55 845 091
|
| contrats de couverture du risque taux variable
ou révisable |
|
133 872 621
|
|
| dont capital couvert par contrats risque
de taux en % |
55,33%
|
53,14%
|
61,42%
|
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ANNEXE IV,
les contrats de couverture de risque de taux
|
-
|
1998
|
1999
|
|
Etab. bancaire
|
contrat
|
durée
|
capital initial
|
contrepartie
|
encours
|
pertes
|
profits
|
capital
|
pertes
|
profits
|
|
Swap Indosuez
|
157/23 du 24/2/93
|
10 ans
|
24 000 000
|
taux fixe 7,99%
|
10 000 000
|
830 293
|
373 434
|
9 500 000
|
789 788
|
295 587
|
|
Swap Indosuez
|
232-27 du 14/11/96
|
7 ans
|
21 200 000
|
taux fixe 5,90%
|
21 200 000
|
1 250 800
|
736 954
|
21 200 000
|
1 250 800
|
600 532
|
|
Swap Indosuez
|
233-77 du 2/1/97
|
8 ans
|
30 000 000
|
taux fixe 5,95%
|
30 000 000
|
1 785 000
|
1 039 650
|
30 000 000
|
1 785 000
|
842 580
|
|
Swap BNP
|
28/08/93
|
5ans
|
25 000 000
|
taux fixe 7,2%
|
8 137 500
|
465 465
|
235 373
|
-
|
-
|
-
|
|
Tunnel SG
|
18/12/92
|
10 ans
|
8 000 000
|
taux fixe 8,57%
|
6 500 000
|
348 191
|
0
|
6 000 000
|
330 870
|
-
|
|
total contrats de couverture risque
de taux variables
|
75 837 500
|
4 679 749
|
2 385 411
|
66 700 000
|
4 156 458
|
1 738 699
|
|
Swap Indosuez
|
181/05 du 30/6/94
|
9 ans
|
24 000 000
|
taux variable pibor 3 mois
|
10 000 000
|
373 434
|
686 681
|
9 500 000
|
295 587
|
653 182
|
|
Swap CLF DEXIA
|
15/10/99
|
5ans
|
27 245 091
|
taux var. TAG 12 mois
|
-
|
-
|
-
|
27 245 091
|
0
|
0
|
|
Swap CLF DEXIA
|
oct-99
|
5ans
|
19 100 000
|
taux var. TAG 12 mois
|
-
|
-
|
-
|
19 100 000
|
0
|
0
|
|
total contrats de couverture risque
de taux fixes
|
10 000 000
|
373 434
|
686 681
|
55 845 091
|
295 587
|
653 182
|
|
Total contrats de couverture risque
de taux
|
85 837 500
|
5 053 183
|
3 072 092
|
122 545 091
|
4 452 045
|
2 391 881
|
|
-
|
|
|
|
contrat
|
durée
|
capital initial
|
contrepartie
|
encours
|
pertes
|
profits
|
|
157/23 du 24/2/93
|
10 ans
|
24 000 000
|
taux fixe 7,99%
|
9 500 000
|
731 085
|
372 779
|
|
232-27 du 14/11/96
|
7 ans
|
21 200 000
|
taux fixe 5,90%
|
19 100 000
|
1 126 900
|
769 901
|
|
233-77 du 2/1/97
|
8 ans
|
30 000 000
|
taux fixe 5,95%
|
27 245 091
|
1 621 082
|
1 142 958
|
|
02/10/00
|
4 ans
|
16 900 000
|
taux fixe 5,40%
|
16 900 000
|
0
|
0
|
|
02/10/00
|
4 ans
|
24 105 480
|
taux fixe 5,40%
|
24 105 480
|
0
|
0
|
|
12/12/00
|
4 ans
|
15 535 358
|
taux fixe 5,19%
|
15 535 358
|
0
|
0
|
|
30/11/00
|
4 ans
|
10 803 673
|
taux fixe 5,30%
|
10 803 673
|
0
|
0
|
|
30/11/00
|
4 ans
|
5 183 018
|
taux fixe 5,30%
|
5 183 018
|
0
|
0
|
|
18/12/92
|
10 ans
|
8 000 000
|
taux fixe 8,57%
|
5 500 000
|
281 379
|
|
|
total contrats de couverture risque
de taux variables
|
133 872 621
|
3 760 446
|
2 285 638
|
|
181/05 du 30/6/94
|
9 ans
|
24 000 000
|
taux variable pibor 3 mois
|
9 500 000
|
372 779
|
604 632
|
|
15/10/99
|
5ans
|
27 245 091
|
taux var. TAG 12 mois
|
27 245 091
|
1 142 959
|
1 314 576
|
|
oct-99
|
5ans
|
19 100 000
|
taux var. TAG 12 mois
|
19 100 000
|
769 902
|
916 800
|
|
total contrats de couverture risque
de taux fixes
|
55 845 091
|
2 285 639
|
2 836 008
|
|
Total contrats couverture de risque
de taux
|
189 717 711
|
6 046 085
|
5 121 645
|
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ANNEXE
V, la dette renégociée
| |
Conditions initiales |
Conditions négociées |
| CLF, 1997 |
montant initial
|
capital restant dû
|
intérêts restants dus
|
|
taux
|
durée rés.
|
Capital
|
intérêts
|
-
|
taux
|
durée
|
| 86004X GL MO 326 |
3 263 000,00
|
2 369 834,21
|
1 528 479,49
|
F
|
10,25
|
10
|
-
|
-
|
-
|
-
|
|
| 87004X GL MO |
8 573 000,00
|
4 757 074,15
|
1 586 643,24
|
F
|
8,9
|
6
|
-
|
-
|
-
|
-
|
-
|
| 87005X GL MO 427 |
427 000,00
|
236 938,16
|
79 026,76
|
F
|
8,9
|
6
|
-
|
-
|
-
|
-
|
-
|
| 87002X travaux divers |
1 830 000,00
|
1 033 226,85
|
369 398,91
|
F
|
9,5
|
6
|
-
|
-
|
--
|
|
-
|
| 89001X voirie |
4 000 000,00
|
2 497 530,02
|
976 118,68
|
F
|
9
|
7
|
-
|
-
|
-
|
-
|
|
| - |
-
|
11 639 080,17
|
6 742 828,75
|
F
|
7,07
|
13
|
| 90013X |
2 100 000,00
|
1 557 478,43
|
281 146,07
|
V
|
3,45
|
9
|
1 557 478,43
|
432 995,93
|
|
3,68
|
13,5
|
| 88003X |
1 000 000,00
|
556 518,07
|
63 768,43
|
V
|
3,19
|
6
|
556 518,07
|
155 521,50
|
V
|
4,35
|
11
|
| 88006X GL |
7 550 000,00
|
4 201 711,26
|
664 374,63
|
V
|
4,36
|
6
|
4 201 711,26
|
1 174 125,19
|
V
|
4,35
|
11
|
| 880010X |
797 000,00
|
439 898,15
|
79 029,44
|
V
|
4,94
|
6
|
439 898,15
|
119 542,37
|
R
|
4,18
|
11
|
| 88004X |
3 000 000,00
|
1 680 571,27
|
303 632,21
|
V
|
4,96
|
6
|
1 680 571,27
|
456 695,41
|
R
|
4,18
|
11
|
| 91004X |
6 000 000,00
|
4 524 269,46
|
1 168 328,46
|
V
|
4,86
|
9
|
4 524 269,46
|
1 481 384,21
|
R
|
3,97
|
14
|
| 91005X |
10 000 000,00
|
7 643 693,35
|
1 535 941,69
|
V
|
3,83
|
9
|
7 643 693,35
|
2 349 953,38
|
R
|
3,85
|
14
|
| 92024X |
20 000 000,00
|
16 322 227,60
|
4 750 475,48
|
V
|
4,94
|
10
|
16 322 227,60
|
6 047 607,97
|
R
|
4,17
|
15
|
| 93002X |
8 000 000,00
|
6 625 836,39
|
2 090 447,72
|
V
|
4,87
|
11
|
6 625 836,39
|
2 423 090,19
|
R
|
4,12
|
15
|
| 95012X Préface |
22 127 278,40
|
22 127 278,37
|
4 893 961,29
|
V
|
4,19
|
9
|
22 127 278,37
|
15 603 979,57
|
V
|
7,09
|
15
|
| 88005X MO 930048 |
4 459 000,00
|
2 459 632,45
|
437 309,95
|
V
|
4,89
|
6
|
2 459 632,45
|
668 405,35
|
R
|
4,18
|
11
|
| 95013X Préface |
21 200 000,00
|
21 200 000,00
|
4 678 690,51
|
V
|
4,19
|
9
|
21 200 000,00
|
14 743 773,74
|
V
|
7
|
15
|
| 95014X Préface |
8 000 000,00
|
7 495 557,16
|
1 712 788,74
|
V
|
3,93
|
10
|
7 495 557,16
|
4 919 286,75
|
V
|
7,09
|
15
|
| |
| CDC, 1997 |
Conditions initiales
|
Conditions négociées
|
| 70004X |
663 000,00
|
215 030,31
|
45 436,39
|
F
|
6,75
|
5
|
222 287,58
|
55 336,33
|
F
|
5,6
|
9
|
| 76009X |
386 000,00
|
233 221,07
|
127 635,01
|
F
|
9,75
|
9
|
244 590,60
|
113 894,49
|
F
|
6,4
|
13
|
| 78004X GL MO 270 |
2 700 000,00
|
1 934 583,76
|
1 430 913,08
|
F
|
9,75
|
12
|
2 028 774,49
|
1 078 751,45
|
F
|
6,4
|
14
|
| 79004X GL Mo 510 |
510 000,00
|
381 227,26
|
307 453,07
|
F
|
9,75
|
13
|
399 849,70
|
277 720,23
|
F
|
7
|
16
|
| 79006X GL MO 543 |
543 000,00
|
152 582,56
|
29 058,89
|
F
|
9,25
|
3
|
159 622,44
|
17 993,15
|
F
|
4,65
|
4
|
| 83008X GL MO 248 |
248 000,00
|
154 998,37
|
88 423,06
|
F
|
12,75
|
7
|
164 879,35
|
61 015,59
|
F
|
6,4
|
10
|
| 88014UX |
600 000,00
|
294 299,11
|
88 931,91
|
F
|
9,5
|
5
|
308 278,32
|
82 493,25
|
F
|
5,6
|
9
|
|
-
|
| - |
Conditions initiales
|
Conditions négociées
|
| SG, 1997 |
montant initial
|
capital restant dû
|
intérêts restants dus
|
|
taux
|
durée rés.
|
Capital
|
intérêts
|
|
taux
|
durée
|
| 92017X |
560 000,00
|
373 240,00
|
85 061,31
|
V
|
3,92
|
10
|
373 240,00
|
83 729,62
|
V
|
3,86
|
10
|
| 92019X |
10 000 000,00
|
6 666 500,00
|
1 342 360,73
|
V
|
3,48
|
10
|
6 666 500,00
|
1 236 813,10[1]
|
V
|
3,64
|
13
|
|
-
|
| BPL, 1997 |
Conditions initiales
|
Conditions négociées
|
| 91003X |
7 472 447,37
|
5 708 318,38
|
1 719 768,27
|
F
|
5,62
|
9
|
6 000 000,00
|
1 969 401,09[2]
|
V
|
3,757
|
15
|
| 92033X |
5 000 000,00
|
4 229 845,58
|
932 018,37
|
V
|
3,48
|
11
|
4 229 845,58
|
1 696 301,32
|
V
|
4,545
|
15
|
|
-
|
| CE, 1997 |
Conditions initiales
|
Conditions négociées
|
| 87006X |
7 400 000,00
|
4 178 075,75
|
1 493 744,24
|
F
|
9,5
|
6
|
-
|
-
|
-
|
-
|
-
|
| 880011X GL MO 100 |
230 000,00
|
145 063,48
|
59 411,49
|
F
|
9,4
|
7
|
-
|
-
|
-
|
-
|
-
|
| 88011X GL M1 230 |
1 000 000,00
|
630 710,82
|
258 310,72
|
F
|
9,4
|
7
|
-
|
-
|
--
|
-
|
-
|
| 88012X 850 Travaux |
900 000,00
|
567 639,68
|
232 479,70
|
F
|
9,4
|
7
|
-
|
-
|
-
|
-
|
-
|
| - |
-
|
5 783 088,80
|
2 973 490,13
|
R
|
4,46
|
20
|
| 90015X renégociation |
2 300 000,00
|
1 049 813,92
|
155 914,26
|
F
|
9,75
|
2
|
-
|
-
|
-
|
-
|
-
|
| 92026X renégociation |
7 500 000,00
|
6 709 458,75
|
2 533 788,75
|
F
|
7
|
6
|
--
|
-
|
-
|
-
|
-
|
| 92031X renégociation |
7 500 000,00
|
6 709 458,75
|
2 533 788,75
|
F
|
10
|
6
|
-
|
-
|
-
|
-
|
-
|
| - |
-
|
15 190 000,00
|
7 919 267,16
|
R
|
6,68
|
10
|
| 95019X |
10 000 000,00
|
9 152 174,77
|
2 568 098,72
|
V
|
3,48
|
14
|
9 152 174,77
|
4 150 046,49[3]
|
V
|
3,86
|
20
|
|
|
| CL, 1997 |
Conditions initiales
|
Conditions négociées
|
| 92035X |
10 000 000,00
|
7 333 333,32
|
1 934 622,79
|
V
|
4,12
|
11
|
7 333 333,00
|
2 579 497,05[4]
|
V
|
4,397
|
15
|
|
-
|
| CFF, 1998 |
Conditions initiales
|
Conditions négociées
|
| 93003X |
15 000 000,00
|
11 625 672,69
|
2 543 451,34
|
V
|
3,77
|
10
|
11 625 672,69
|
3 829 278,06
|
R
|
3,78
|
15
|
| 95018X |
7 000 000,00
|
6 092 337,53
|
3 014 248,21
|
V
|
6,8
|
12
|
6 092 337,53
|
2 006 701,42
|
R
|
3,78
|
15
|
2) Les intérêts ont été calculés
aux conditions du taux figurant dans l'avenant, soit 3,64%
3) Les intérêts ont été calculés
au taux de 3,75703% (mandat 545/98, chap. 913)
4) Les intérêts ont été calculés
au taux de 3,86% suivant lettre CE du 5/6/98
5) Les intérêts ont été calculés
aux conditions du taux figurant dans l'avenant, soit 4,39687%
| - |
Conditions initiales |
Conditions négociées |
| BNP, 1998 |
montant initial |
capital restant dû |
intérêts restants dus |
|
|
durée rés. |
Capital |
intérêts |
|
taux |
durée |
| 93001X |
10 000 000,00 |
6 666 670,00 |
1 559 436,03 |
V |
4,02 |
10 |
6 666 670,00 |
1 961 097,26[1] |
R |
3,872 |
15 |
| 93006X |
9 400 000,00 |
6 266 669,80 |
1 409 689,10 |
V |
3,87 |
10 |
6 266 669,80 |
1 968 235,64[2] |
R |
3,926 |
15 |
| 94007X |
7 000 000,00 |
5 136 000,00 |
1 294 898,70 |
V |
3,95 |
11 |
5 136 000,00 |
1 526 826,51[3] |
R |
3,913 |
15 |
| - |
| SG, 1998 |
Conditions initiales |
Conditions négociées |
| 92019X |
10 000 000,00 |
5 333 100,00 |
881 897,10 |
V |
3,53 |
8 |
5 333 100,00 |
1 371 906,90[4] |
V |
3,77 |
13 |
| - |
| CE, 1998 |
Conditions initiales |
Conditions négociées |
| 88007X (BCML) |
2 010 000,00 |
961 697,11 |
239 446,71 |
F |
9 |
5 |
- |
- |
- |
- |
- |
| réam. E 89009U (BCML) |
2 807 724,24 |
2 492 091,12 |
731 923,44 |
F |
7,9 |
6 |
- |
- |
- |
- |
- |
| - |
8 000 000,00 |
5 089 517,21 |
2 168 259,05 |
F |
9,75 |
7 |
- |
- |
- |
- |
- |
| - |
8 792 000,00 |
3 976 397,19 |
R |
3,86 |
20 |
| - |
| CLF, 1998 |
Conditions initiales |
Conditions négociées |
| 88004BX, éc. De musique |
1 680 571,21 |
1 557 116,66 |
386 270,40 |
V |
4,246 |
10 |
|
|
|
|
|
| 88005BX |
2 459 632,45 |
2 278 948,07 |
549 371,09 |
V |
4,13 |
10 |
|
|
|
|
|
| 88010BX |
439 898,15 |
407 583,27 |
98 253,43 |
V |
4,13 |
10 |
|
|
|
|
|
| 92024BX |
16 322 227,62 |
15 517 321,34 |
5 318 270,66 |
V |
4,198 |
14 |
|
|
|
|
|
| 93002BX |
6 625 836,39 |
6 297 874,62 |
2 094 835,06 |
V |
4,08 |
14 |
|
|
|
|
|
| |
26 058 843,96 |
9 480 822,16 |
F |
5 |
14 |
| 91004BX |
4 524 269,46 |
4 276 422,86 |
1 267 656,04 |
V |
3,93 |
13 |
|
|
|
|
|
| 91005BX |
7 643 693,35 |
7 222 572,58 |
2 345 817,53 |
V |
4,28 |
13 |
|
|
|
|
|
| |
11 498 995,44 |
2 761 489,13 |
F |
4,74 |
10 |
6) Les intérêts ont été calculés
au taux de 3,872% (mandat 14496/98, chap. 936)
7) Les intérêts ont été calculés
au taux de 3,926% (mandat 14495/98, chap. 936)
8) Les intérêts ont été calculés
au taux de 3,913% (mandat 6933/98, chap. 936)
9) Les intérêts ont été calculés
aux conditions du contrat, soit 3,77%
| - |
Conditions initiales |
Conditions négociées |
| CLF |
montant initial |
capital restant dû |
intérêts restants dus |
- |
- |
durée rés. |
Capital |
intérêts |
- |
- |
durée |
| CDC, 1999 |
- |
| 72005 |
65 000,00 |
14 029,36 |
2 081,19 |
F |
7,25 |
3 |
- |
| 82003 |
884 793,49 |
359 563,87 |
52 196,65 |
V |
7,096 |
3 |
- |
| 85001 |
4 085 399,87 |
1 660 231,75 |
238 842,79 |
V |
5,6 |
4 |
- |
| 70006 |
400 000,00 |
57 021,50 |
5 836,16 |
F |
6,75 |
2 |
- |
| 83010 |
959 929,93 |
390 096,45 |
58 055,10 |
V |
5,79 |
4 |
- |
| 83009 |
465 985,42 |
189 368,72 |
28 182,09 |
V |
5,79 |
4 |
- |
| 86001 |
3 990 000,00 |
880 655,20 |
43 064,04 |
V |
3,24 |
2 |
- |
| CL, 1999 |
- |
| 98001 |
10 000 000,00 |
9 333 333,34 |
2 016 000,02 |
V |
2,72 |
14 |
- |
| CM, 1999 |
- |
| 85010 |
1 056 816,00 |
140 465,84 |
12 641,93 |
F |
9 |
1 |
- |
| 86003 |
1 758 688,04 |
448 391,60 |
58 596,54 |
F |
9 |
2 |
- |
| BNP, 1998 |
- |
| 88013X |
3 000 000,00 |
1 483 354,42 |
460 690,58 |
F |
9,75 |
5 |
- |
| CDC, 1998 |
- |
| 81005X |
2 132 386,26 |
866 562,77 |
210 414,08 |
V |
9,3 |
4 |
- |
| 84008X |
828 159,91 |
336 549,02 |
81 719,01 |
V |
9,3 |
4 |
- |
| 85013X |
1 250 000,00 |
275 894,47 |
38 844,43 |
V |
9,25 |
2 |
- |
| CE, 1998 |
- |
| 88001X |
1 340 000,00 |
659 389,52 |
201 467,53 |
F |
9,6 |
5 |
- |
| - |
- |
17 094 907,83 |
3 508 632,14 |
- |
- |
- |
17 100 000,00 |
5 335 832,00[1] |
V |
3,83 |
15 |
| Total dette renégociée |
- |
268 865 353,68 |
74 579 137,24 |
- |
- |
- |
271 300 506,18 |
115 833 527,03 |
- |
- |
- |
| coût en capital |
- |
2 435 152,50 |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
| coût en intérêts |
- |
41 254 389,79 |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
| |
| |
10) Les intérêts ont été calculés
au taux de 3,83% appliqué à la 1ère échéance
payée en 2000
Haut de page

Réponse de Monsieur
Michel HEINRICH
Maire de la commune d'Epinal
Par lettre du 23 janvier 2003-
Article L. 241-11 du code des juridictions financières
:
" Les destinataires du rapport d'observations disposent
d'un délai d'un mois pour adresser au greffe de la
chambre régionale des comptes une réponse écrite.
Dès lors qu'elles ont été adressées
dans le délai précité, ces réponses
sont jointes au rapport. Elles engagent la seule responsabilité
de leurs auteurs ".
CHAMBRE REGIONALE DES
COMPTESDE LORRAINE
Greffe
PROCES VERBAL
LE GREFFE DE LA CHAMBRE REGIONALE DES COMPTES CONSTATE
- QUE M. Philippe SEGUIN, ANCIEN MAIRE DE LA COMMUNE D'EPINAL
N'A PAS ADRESSE LA REPONSE AU RAPPORT D'OBSERVATIONS DEFINITIVES,
QUI LUI A ETE TRANSMIS LE 24 DECEMBRE 2002, PREVUE PAR L'ARTICLE
L.241-11 DU CODE DES JURIDICTIONS FINANCIERES, DANS LE DELAI
DE RIGUEUR D'UN MOIS FIXE AU 24 JANVIER 2003
Haut de page

DEPARTEMENT DES VOSGES
VILLE DEPINAL
REMARQUES
ET COMMENTAIRES SUR LE RAPPORT DEFINITIF
DE LA CHAMBRE REGIONALE DES COMPTES DE LORRAINE
JANVIER 2003
Préambule
Pas de remarques.
I PRESENTATION SOMMAIRE DE LA VILLE
Pas de remarques.
II ANALYSE FINANCIERE
II-1 Le précédent constat
Pas de remarques.
II-2 Les conditions de lEpargne
II-2-1 Des recettes réelles de fonctionnement
en légère progression
Pour lannée 2000, la chambre note une baisse
de 5.5 % des recettes. Cette
baisse des recettes est liée principalement à
un facteur tout à fait externe au pouvoir de gestion
de la Ville, à savoir la réforme de la C.M.U..
Elle sest traduite par la suppression du
contingent daide sociale, dont le montant versé
en 1999 sélevait à 19.60 MF (3 M €),
avec,
en contrepartie, une baisse de la Dotation de Base de la D.G.F.
de 19.5 MF (3 M €). Cette
réforme a alors figé une situation injuste pour
la Ville qui fait que le spinalien paie le double
de la moyenne nationale.
II-2-2 Des dépenses réelles de fonctionnement
maîtrisées
La Chambre souligne limportante diminution des dépenses
de
fonctionnement (-10,14 % entre 1996 et 2000) qui confirme
les importants efforts de gestion
engagés par la Ville dEPINAL.
Concernant les subventions, la Chambre note que pour le secteur
sportif
71.6 % des subventions ont été partagées
entre 5 Associations.
On notera tout dabord que ces 5 Associations sont celles
qui ont le plus
grand nombre de licenciés et celles qui évoluent
au plus haut niveau (national voir
international, pour le Club de Canoë-Kayak, qui est le
meilleur Club Européen). Ces
Associations participent donc à la promotion de la
Ville.
Toutefois, on notera que la politique de la Ville nest
pas de favoriser la
pratique dun seul sport au plus haut niveau, mais de
développer la pratique générale du Sport.
A titre, on rappellera quavec 16 000 licenciés,
la Ville ne peut que se réjouir des
fruits de sa politique sportive.
II-2-3 Des charges exceptionnelles en baisse
Pas de remarques.
II-2-4 Une marge dautofinancement courant en nette
amélioration
Pas de remarques.
II-3 La Politique dinvestissement
Même sil est vrai que sur la période 96/99,
les investissements ont été relativement
limités (31.4 MF/ an ), la chambre note bien un redémarrage
en 2000 (74.2 MF) qui, outre le
Port dEPINAL et le Musée de lImage, a permis
la réalisation dimportantes opérations
dentretien, notamment en voirie, avec la rue André
Vitu.
II-4 Lendettement : une amélioration sensible
II-4-1 Les lignes de trésorerie
Concernant les lignes de trésorerie, de 25 MF en 1999,
on notera tout
dabord que le montant du tirage moyen se situe entre
50 et 60 %
Sagissant de la hausse des frais financiers générés
sur les lignes de
trésorerie, elle est notamment liée au fait
que la Ville utilise au maximum ces lignes pour
retarder la mobilisation des emprunts annuels inscrits au
budget, sachant que les frais
financiers ou les emprunts sont toujours plus élevés
que sur les lignes de trésorerie.
Concernant la Certification ISO 9001 du service des finances,
on notera que
cette opération ne constitue pas un but en soit. Elle
sintègre en effet dans le cadre dune
démarche globale, pluriannuelle, damélioration
de la qualité de gestion de tous les services.
Cette démarche de certification est, de plus, le résultat
dun travail dorganisation et de
concertation mené avec les services sur près
de six années.
Lobjectif est dassurer une qualité du service
rendu à la population et aux
usagers de nos services, en maîtrisant nos procédures
administratives et leur coût.
Enfin, il faut noter que depuis la certification, obtenue
en juin 2001,
lamélioration a été confirmée
par trois visites de surveillance réalisées
en Juin 2001, Février
2002, et juillet 2002, qui ont abouti au constat dune
parfaite conformité avec les règles
générales exigées pour une démarche
qualité.
II-4-2 La structure de la dette du budget principal
et les instruments de couverture
du risque des taux
Le C.C.A.S. et le SIRTOM (SICOVAD aujourdhui) étaient
confrontés à un
risque de taux dintérêts.
Ces collectivités ont alors souhaité bénéficier
du savoir faire de la Ville
dEPINAL. De plus, pour intervenir sur les marchés
financiers, il faut disposer dun
en-cours de dette à couvrir assez important pour bénéficier
de conditions intéressantes.
Pour ces deux raisons, la Ville a accepté de proposer
ses services et a réalisé
un montage commun avec le SIRTOM et le C.C.A.S. pour permettre
à ces deux
collectivités de maîtriser leur risque de taux.
Le remboursement du SIRTOM à la Ville de la part lui
revenant est
uniquement lié à des problèmes administratifs
qui ont retardé le règlement des sommes
dues, compte tenu du caractère très particulier
de cette opération.
II-4-3 Les réaménagements de la dette
du budget principal
Il convient de rappeler que la stratégie de renégociation
nétait pas liée au
fait que la Ville serait trop endettée. Le niveau dendettement
était tout à fait
acceptable, mais le rythme de remboursement des emprunts était
particulièrement
court : 10 ans, pour financer des investissements lourds (piscine,
équipements) qui
samortissent habituellement sur 20, voire 30 ans.
Il était donc logique de rendre plus cohérent
la durée résiduelle de
remboursement demprunt, avec le financement déquipements
récents qui ont
dynamisé la Ville (comme évoqué dans
le rapport de la chambre, préalablement).
Cet allongement sest réalisé de plus dans
des conditions raisonnables,
quatre ans, de manière à limiter laugmentation
des frais financiers induite par cette
opération.
Enfin, il faut noter que cet allongement sest réalisé
dans une période de
baisse des taux dintérêts, de sorte que
les frais financiers supplémentaires ont été
largement compensés par les gains obtenus sur une politique
active de gestion des taux
dintérêts qui visait à profiter
pleinement de cette baisse tout en répartissant lencours
global des emprunts de manière équilibrée
entre les taux fixes et les taux variables,
grâce aux instruments de couverture de risque de taux.
II 5 : Situation financière fragile
Malgré limportance des efforts soulignés
par le rapport en matière de qualité et de
rigueur de gestion, afin dabaisser les charges, il faut
souligner que la situation financière
reste toujours fragile. Ceci est dû :
Niveau élevé des charges de centralités,
Volonté daccorder un niveau élevé
de services aux habitants, ce qui est une
nécessité absolue, afin de maintenir et développer
la cohésion sociale dans une
ville où trop de gens sont en situation de précarité
(revenu moyen par habitant
inférieur de 15 % par rapport à la moyenne nationale).
Faiblesse structurelle des bases, malgré la progression
réelle observée sur la
période.
Incertitude sur la pérennité des dotations accordées,
notamment par lEtat (impact
négatif de la loi C.M.U.
Dans ces conditions, et comme le souligne la Chambre, les
orientations retracées
lors des débats dorientations budgétaires
sont très claires :
A. Poursuivre la maîtrise des effets des lourdes
contraintes.
a) Gestion rigoureuse du personnel,
b) Prise en compte des charges nouvelles de fonctionnement
induites par les
nouveaux équipements.
c) Répondre à la forte demande des administrés
par la poursuite de léquipement
de la cité,
d) Ne pas toucher à la fiscalité, comme depuis
plus de 10 ans.
B. Engager les actions appropriées pour augmenter
les marges de manuvre
financières.
a) Poursuivre la recherche déconomie de fonctionnement,
notamment en terme de
réorganisation de service, dans le cadre de la démarche
qualité.
b) Mobiliser au maximum les aides extérieures pour
les projets de la Ville. Il faut
souligner à ce titre le niveau élevé
des financements obtenus pour les projets
tant en investissement qu'en fonctionnement.
c) Poursuivre une gestion très active de la dette,
avec un désendettement
progressif.
II
LE PERSONNEL
Au plan budgétaire :
Pas de remarques.
Au plan quantitatif : une réduction sensible des
effectifs
On relèvera, concernant la situation des contractuels
que la régularisation de leur
situation a entraîné une forte baisse de ce type
demploi, mais dans un même temps a
mécaniquement augmenté le nombre de titulaires.
On notera également que la Ville poursuit une politique
de résorption des emplois
précaires, en procédant à lintégration
des emplois aidés à lissue de leur contrat,
ou en cours
de contrat, lorsque ces Agents réussissent des concours
de la Fonction Publique Territoriale.
Service par service :
- SERVICES TECHNIQUES : La forte diminution de leffectif
est
consécutivement liée à plusieurs facteurs
:
Externalisation de léclairage public,
Renforcement de la polyvalence des agents du service Bâtiments,
Disparition de la Scierie Municipale.
- POLICE MUNICIPALE : La baisse est liée aux changements
de statuts
de la Police Municipale. Certains agents nayant pas
le concours de la
Police Municipale ne peuvent être assimilés à
ce cadre demploi, même
si ceux-ci continent à exercer leurs fonctions au sein
du service. Dans les
faits, il ny a donc pas de baisse deffectif à
la Police Municipale.
- SERVICES ADMINISTRATIFS :
On distinguera plusieurs services administratifs dont leffectif
est en
nette augmentation :
Service des sports : évolution accrue par la création
de postes
dAgents Locaux de Médiation, dans le cadre de
la politique de la
Ville.
Affaires Générales et Relations Publiques :
la création de deux
nouvelles directions se traduisant par laugmentation
du personnel
administratif et de direction dans ces deux secteurs.
Informatique : il a été nécessaire de
créer des postes afin de
structurer et développer ce service. On notera que
certains agents
sont issus des Services Techniques, ce qui peut expliquer
un
transfert de personnel par rapport à la baisse de leffectif
du Service
Technique.
De manière plus globale, le dispositif des emplois
jeunes mis en place à la
Ville depuis 1997 (25 Contrats Emplois Jeunes) a surtout été
au profit des
services Sports, Social, Culturel et informatique.
Au plan qualitatif : lévolution, limitée,
est néanmoins sensible
Afin dentériner une « DEMARCHE QUALITE
» sur cette période, la Ville a
élaboré un nouvel organigramme. Celle-ci a fait
apparaître un trop faible taux dencadrement
au niveau des huit directions.
Il a donc été décidé dinitier
et de lancer, en 2002, un programme de formation des
cadres intermédiaires permettant de renforcer lencadrement
intermédiaire, savérant parfois
défaillant.
Au plan de la gestion des ressources humaines
Suite aux remarques de la Chambre, le Conseil Municipal du
28 juin 2002 a
approuvé la révision du tableau des effectifs,
afin de mieux cerner le nombre demplois
pourvus.
On notera de plus, le recrutement dune chargée
de mission, ayant pour objectif de
développer les aspects positifs de lévolution
du principe de notation vers un principe
dévaluation dans le cadre dune gestion
des emplois et des compétences permettant en outre
un management plus objectif.
Dautre part, la création de fiches de poste est
en cours de finalisation afin
dappréhender au mieux les prochains départs
en retraite.
Dans le domaine de la lutte contre labsentéïsme,
on notera que la Ville dEPINAL
a multiplié les efforts par divers moyens :
- généralisation des contrôles médicaux,
- réflexion sur la modulation de la Prime de Fin dAnnée
en fonction de
labsentéïsme,
- combinaison davancement déchelon avec
labsentéïsme,
- instauration de jours de présentéïsme
dans le cadre du protocole ARTT,
- indexation de jours ARTT en fonction de labsentéïsme.
- négociation sur ARTT ayant débouché
sur un accord ne prévoyant pas
dembauche compensatrice.
IV LE SERVICE EAU
ET ASSAINISSEMENT
IV Le service de leau
IV-1-1 Les dispositions financières du contrat
de délégation du service des eaux
applicable jusquau 25 juillet 2000
Pas de remarques.
IV-1-1-1 Un service en bonne santé financière
La Chambre souligne que la ristourne versée par le
fermier aurait dû être
imputée sur le budget annexe et non sur le budget général.
On notera alors que conformément
aux précédentes remarques de la Chambre, cette
ristourne a été abrogée par lavenant
N°2 du
26 juillet 2000.
IV-1-1-2 Lexécution du service
Les moyens humains et les moyens en matériel
Pas de remarques.
Le rendement du service et lévolution
des consommations
Pas de remarques.
IV-1-1-3 Lexécution des dispositions financières
Pas de remarques.
IV-1-2 Lavenant N°2 du 26 juillet 2000
la modification de certaines clauses financières
du contrat, sans
pour autant modifier les tarifs de leau.
Pas de remarques.
lélaboration de létude diagnostic
de leau
Pas de remarques.
les conditions de révision du prix de leau
et de son indexation
Pas de remarques.
un avenant N° 2 comportant des lacunes
Pas de remarques.
Le compte de résultat économique prévisionnel
de lavenant N° 2
Pas de remarques.
IV-3 Le service de lassainissement
Au même titre que leau, on notera que lAvenant
N°2 a supprimé la ristourne
relevée par la Chambre lors de son précédent
contrôle.
IV-3-1 Un service en bonne santé financière
Pas de remarques.
IV-3-2 Lexécution du contrat de délégation
du service dassainissement
Pas de remarques.
IV-3-3 Lavenant N°2 du 26 juillet 2000
Les principales clauses de lavenant N°2
Pas de remarques.
Le compte de résultat économique prévisionnel
de lavenant N°2
Pas de remarques.
En conclusion générale, sur les deux services
EAU et ASSAINISSEMENT :
La Chambre note lattribution de travaux sur simple mémoire
au fermier,
pour des montant supérieurs au seuil des marchés
publics.
On précisera alors que lensemble de ces travaux
ont été confiés au fermier en
vertu des contrats daffermage qui spécifient
la liste des opérations relevant à titre exclusif
du
fermier (branchement
.). Ces travaux ne pouvant alors
pas faire lobjet de mise en
concurrence.
Concernant les surtaxes EAU et ASSAINISSEMENT, la Chambre
juge leur
augmentation prématurée. On précisera
alors que ces augmentations correspondaient à un
plan triennal de travaux validés par le Conseil Municipal
qui nécessitait une augmentation des
recettes. Ces travaux avaient alors comme principal objectif
de mettre ces deux services en
conformité avec les différentes nouvelles réglementations
(qualité de leau et taux de collecte
dassainissement), issues de la Loi sur lEau.
Lanticipation de ces normes a également permis
dobtenir dimportantes
subventions de lAgence de lEau et du Conseil Général
qui nauraient pas pu être obtenues
quelques années plus tard, au vu du nombre important
des demandes des Collectivités.
IV-4 Les opérations dinvestissement conduites
au cours de la période 1996 à 2000
IV-4-1 Les marchés de travaux
Pas de remarques.
IV-4-2 Les contrats de maîtrise duvre
La Chambre note des écarts importants entre les évaluation
de la Lyonnaise
des Eaux (Maître duvre) et le montant des
marchés de travaux, ayant pour effet
daugmenter le montant de la rémunération
du Maître duvre.
Tout en confirmant ces écarts sur les deux exemples
cités (-25 % et - 15 %),
on notera que sur lensemble des contrats confiés
à la Lyonnaise des Eaux, son estimation
était globalement proche du coût des travaux.
La Ville prend néanmoins note de cette remarque et
veillera, dans lavenir, à
lapplication de taux de tolérance plus faibles.
V LECLAIRAGE
PUBLIC
V-1 Le constat
La Chambre relève bien le contexte dans lequel la Ville
dEPINAL a décidé de
confier la gestion de léclairage public à
une entreprise privée, on précisera que si la
Ville
avait continué à assurer ce service en régie,
et en intégrant la volonté daméliorer
ce service
(nécessité dacquérir une nouvelle
nacelle, embauche dun technicien spécialisé
en études,
frais liés à la mise en place dun service
dastreinte 24 H/24 H, logiciel de gestion du réseau,
le coût annuel aurait alors été de 7.6
MF.
V-2 Létendue du parc et lampleur des
travaux à réaliser
Pas de remarques.
V-3 La procédure de passation du marché
Pas de remarques.
V-4 La nature du contrat
La Chambre souligne bien que ce marché a pris la forme
dun marché
dentreprise et de travaux publics (M.E.T.P.).A ce titre,
la Société CITELUM a donc assuré
un préfinancement des travaux de rénovation
avec un taux de rémunération de 5.60 %
conforme aux marché bancaire de lépoque.
La Chambre note alors que les dispositions de ce contrat étaient
contraires aux
dispositions de larticle 350 du Code des Marchés
Publics, relatif au paiement différé et
rappelle à ce titre larrêt du Conseil dEtat
du 8 février 1999 (Préfecture des Bouches du
Rhône contre Commune de LA CIOTAT)
Comme précisé dans la note jointe à la
Chambre, on notera tout dabord la
différence de conception contractuelles des contrats
de la CIOTAT et de la Ville dEPINAL,
démontrant que larrêt du Conseil dEtat
nétait pas applicable en la matière.
On rappellera alors un jugement du Tribunal Administratif
de MARSEILLE,
N° 95.2534 du 6 décembre 1996 (Préfecture
des Bouches du Rhône contre Ville
dAUBAGNE) pour un contrat totalement similaire à
la Ville dEPINAL qui considère que ce
type de prestations « ne peuvent être regardées
comme constituant des paiements différés, au
sens de larticle 350 du Code des Marchés Publics.
»
Comme le précise la Chambre, on notera enfin quau
regard de cette note
juridique, le Préfet des Vosges na en effet émis
aucune remarque dans le cadre de son
contrôle de légalité.
Requalification du Contrat
Pas de remarques.
Poste G1 « Fournitures dénergies électriques
»
La Chambre sétonne que les dépenses de
fourniture dénergie électrique ne
soient pas directement réglées par la Ville
au distributeur.
On précisera alors que le principal intérêt
de ce contrat résidait en des
économies dénergie sur lesquelles CITELUM
est contractuellement lié.
A ce titre, pour chaque équipement, le contrat prévoit
une consommation
moyenne annuelle, qui donne lieu à une rémunération
par la Ville, indexée sur le prix de
lénergie électrique. Toute consommation
supplémentaire ( allumage intempestif, perte en
ligne, équipements défectueux
) est donc
ainsi à la charge exclusive de lexploitant.
Ces dispositions, qui constituaient lobjectif majeur
de la Ville, nauraient alors
pu être mises en uvre si la Ville avait directement
réglé les dépenses dénergie
au
distributeur.
V-5 Lexécution du marché
Présentation du patrimoine « Eclairage Public
»
Comme le so
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